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Côte d’Ivoire/ Reforme de la CEI: déclaration de la 2PJF lors d’un point de presse

La Plateforme Panafricaine des Femmes et des Jeunes pour la Paix, la Démocratie et la Gouvernance (2PJF) s’est exprimée sur le projet de loi portant reforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de la déclaration lue par sa présidente loirs d’un point de presse tenu ce mardi 09 juillet 2019.

« Mesdames et Messieurs,

Chers invités et amis de la presse

L’instant qui nous réunit est crucial et solennel, au vu de l’importance de l’actualité liée à la mise en place future de la Commission électorale Indépendante (CEI). Et l’importance de la question mérite que nous nous y arrêtions, en tant que leader d’opinion et leader d’organisation de la société civile.

La question de la CEI a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le paysage sociopolitique ivoirien depuis plusieurs décennies. Le point culminant des contestations a été, sans conteste, l’arrêt rendu par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, en date du 18 Novembre 2016.

L’arrêt rendu par la cour est un déterminant important dans le sens du renforcement et d’un meilleur équilibre du jeu démocratique. L’arrêt demande en conséquence de rééquilibrer la commission électorale indépendante afin d’en réduire la représentativité politique. Une commission électorale doit être indépendante et impartiale de sorte à donner des gages aux acteurs politiques et aux populations ivoiriennes en général, quant à la transparence et la crédibilité des scrutins électoraux qui engagent l’avenir du pays.

Fort de ce constat, le gouvernement ivoirien a entamé des consultations avec les parties prenantes majeures, composées essentiellement de la société civile et des forces politiques vives. Il est néanmoins à regretter l’absence de formations politiques importantes, dont la présence aurait pu enrichir les débats.

La 2PFJ d’emblée se réjouit de ce processus de dialogue initié par le gouvernement et dont les résultats ont abouti à l’adoption d’un projet de loi sur la CEI le 4 juillet dernier. L’initiative d’un dialogue ouvert et transparent aura permis de réponde à une préoccupation posée par l’arrêt de la Cour Africaine, notamment en permettant aux ivoiriens de trouver ensemble le meilleur modèle de CEI possible, et la meilleure nomenclature possible, en vue d’assurer des scrutins crédibles, sincères, fiables et ouverts, surtout dans ce contexte pré 2020 où les tensions politiques semblent se raviver.

La composition proposée par le projet nous apparait raisonnable en ce que pour la première fois, la société civile sera représentée au sein de la commission électorale avec six (6) représentants, contre trois respectivement pour les forces politiques au pouvoir et celles de l’opposition. Ceci apparait comme une victoire à saluer et un acquis considérable pour la société civile et pour tous les ivoiriens en général.

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