10242020Headline:

Côte d’Ivoire,Voilà comment le FPI détruit les espoirs de Laurent Gbagbo

mman de Gbagbo

Présence aux obsèques de sa mère : comment le FPI détruit les espoirs de Laurent Gbagbo

Grâce à une éventuelle autorisation de la Cour Pénale Internationale (CPI), certains rêvent de voir Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, lors des obsèques de sa mère Gado Marguerite. Mais ce rêve peut-il se réaliser ?

Les obsèques de Dame Gado Marguerite, mère de Laurent Gbagbo, sont une occasion que certains, en l’occurence les militants du Front Populaire Ivoirien (FPI), rêvent de voir l’ex-président atterrir en Côte d’Ivoire. Grâce à une autorisation de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui le détient dans la prison de Scheveningen.

S’il est possible que les juges de la CPI s’éprennent de compassion pour Laurent Gbagbo du fait du décès de sa mère pour accorder une liberté provisoire à ce dernier, afin qu’il puisse venir inhumer sa génitrice, certains facteurs peuvent les en dissuader. Il s’agit de l’attitude des militants du FPI qui, apparemment, montrent qu’ils veulent une chose et son contraire.

Alors que les juges de la Chambre préliminaire I de la CPI que préside la juge unique Silvia Fernandez de Gurmendi avaient toujours évoqué, à tort ou à raison, l’activisme et les ”réseaux” des partisans de Gbagbo pour lui refuser la liberté conditionnelle, les inconditionnels du fondateur du FPI semblent ne l’avoir pas compris.

Toutes leurs actions prêtes à confirmer la réticence des juges. En effet, les audiences qui ont lieu chaque 120 jours, selon les dispositions du traité de Rome, pour statuer sur la détention des prisonniers, les juges ont remis sur la table la question des réseaux, en ce qui concerne Laurent Gbagbo, pour lui dire niet.

« La Chambre considère qu’il n’y a eu aucun changement dans les circonstances pertinentes en ce qui concerne la possibilité pour M. Gbagbo d’avoir accès à des ressources qui pourraient être employées pour l’aider à prendre la fuite, dans le cas où il n’était plus détenu au siège de la Cour », n’a de cesse de ressasser Silvia Fernandez de Gurmendi.

Même la stabilité de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire et la bonne disposition qu’à montrée le FPI, à un moment donné, pour composer avec le pouvoir dans le cadre du dialogue républicain, n’ont pas suffi. La CPI a argué que « malgré l’amélioration de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, sa détention est encore nécessaire pour garantir la comparution de M. Gbagbo devant la Cour, et de veiller à ce qu’il ne fasse pas obstacle à l’enquête ou à la procédure judiciaire ».

Au terme des audiences, les charges retenues contre le leader incontesté du FPI ont été confirmées, et bientôt celui-ci comparaîtra devant la chambre de première instance pour son procès. Cette chambre a été composée et ses juges connus. Il s’agit de Cuno Tarfiisser, Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson. C’est à eux qu’il revient désormais de plancher sur la liberté provisoire de Gbagbo, le 4 novembre prochain.

Soit, ils considèrent que les charges retenues étant déjà confirmées, il n’est pas nécessaire de le libérer. Ou évoquent d’autres raisons. Mais, il est aussi plausible qu’ils s’inscrivent dans la même logique que leurs prédécesseurs de la Chambre préliminaire I, à savoir la question des réseaux et de l’activisme des partisans de Gbagbo.

Or, c’est à quelques quelques jours du 4 novembre que des responsables du FPI ont décidé d’aller plus loin dans leur amour pour Gbagbo, en le déclarant candidat à la présidence du parti, à leur prochain congrès. Comme pour dire, Laurent Gbagbo est toujours dans la barque, dirige les affaires du FPI, bien dans les geôles de Sheveningen.

Dans ces conditions, les juges peuvent-ils, même s’il le souhaitent, accorder la liberté à Laurent Gbagbo sans craindre que l’ex-chef d’État ne retourne à la Haye ? Plus que jamais, cette attitude des partisans parmi lesquels son fils Michel Gbagbo vient confirmer la crainte de Silvia de Gurmendi.

Nous ne parlerons pas de l’arrestation de Lida Kouassi Moïse qui, aux dires du gouvernement, serait en train de fomenter un coup d’État contre le régime Ouattara, à partir du Ghana. Car jusqu’à apporter des preuves concrètes de cette tentative de déstabilisation, l’on peut penser que ce coup est une stratégie du gouvernement dans le but de créer la fébrilité chez les partisans de Gbagbo. Partant, donner une raison aux juges de la CPI de refuser la liberté provisoire au premier prisonnier ivoirien détenu à la Haye, sous prétexte que les caciques du FPI n’ont pas encore rompu avec les velléités de reprise de la guerre.

Dans tous les cas, la déclaration de la candidature de Gbagbo portée par son propre fils, dans leur volonté d’éjecter le président Affi N’guessan, n’augure pas d’une possible liberté provisoire de Laurent Gbagbo.

Linfodrome.com

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