05302024Headline:

Citoyen à honneur, Edi Abe Valere : Du manioc au bio-carburant

La Côte d’Ivoire dispose de l’un des meilleurs chercheurs et experts  dans le domaine de la transformation des effluents et résidus liquide issus de la transformation du manioc, en carburant.

Il s’appelle Edi Abe Valere. Cet ivoirien a remporté le concours du meilleur jeune chimiste du monde 2022 battant une japonaise; concours organisé par Food Alliancy. En 2023 il a été nommé meilleur jeune en énergie par la CGECI

Cet ingénieur industriel produit surtout du:
1- Bioéthanol pour carburant alternatif essence ( à partir de toute culture sucrée ou amidonné)
2- Biodiesel ( à partir de toute matière produisant de l’huile contenant des acides gras)
3- SAF ( sustainable aviation fuel) du carburant pour avion à partir de bioéthanol ou biodiesel à partir d’une hydrogeneration

Récemment, il s’est illustré en réalisant et commercialisant de la farine de manioc améliorée dont le goût ne diffère quasiment pas de celui de la farine de blé.

Comme l’a écrit Jean Christian Konan / Analysis blog dans une de ses publications, “L’un des objectifs est de sensibiliser le grand public et après les tests et les analyses labo qui sont en cours, essayer de toucher les décideurs pour que ce projet soit accompagné par l’Etat.”

Pour l’instant, il espère que son pays fera appel à lui pour bénéficier de son expertise pointue dans le domaine des biocarburants.

Et comme “nul n’est prophète chez soi”, l’année dernière, il a été sollicité pour l’installation d’unités de bioéthanol et biodiesel par l’État du Burundi. Ce pays en possède désormais 40 grâce à son modèle pilote. Ce pays d’Afrique de l’Est souhaite réduire sa facture de gaz domestique et ambitionne d’être moins dépendant du cours international des hydrocarbures.

Et récemment, l’une des plus grandes multinationales du Mali l’a contacté pour les aider à installer une infrastructure de bioethanole et pour un projet de farine de manioc améliorée 100% panifiable.

Comme l’a rappelé JCK, “d’ici quelques années, nos pays devront peut être importer du bio ethanole d’ailleurs. De plus, selon tous les experts le cours du baril pourrait exploser dansles prochaines années.”

Comme Edi Abé Valère le disait lui-même dernièrement : “Ce qui nous manque en Côte d’Ivoire et plus en Afrique, ce sont les financements sur la recherche pure universitaire ou pas et les conditions qu’il faut. Lorsque la recherche sera une priorité….”

Pour rappel, Edi Abé Valère utilise les effluents et résidus liquides issus de la transformation du manioc, tels que ceux provenant de la production de placali ou d’attiéké, pour la fabrication de bioéthanol. Cette approche lui permet d’assurer que son activité n’entre pas en concurrence avec la chaîne alimentaire. Voir moins

What Next?

Recent Articles