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Ukraine : La Russie suspend ses frappes pendant 30 jours


À l’issue d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le mardi 18 mars, la Russie a annoncé suspendre ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes pendant 30 jours. « Le président Poutine a réagi positivement à la proposition de M. Trump et a immédiatement ordonné aux forces armées de cesser ces attaques », indique le Kremlin.
Cette pause première depuis 03 ans, qualifiée d’« avancée humanitaire » par Washington, intervient après des mois de bombardements ayant plongé des millions d’Ukrainiens dans le froid et le noir.

La trêve partielle activée
Dans la foulée, Moscou et Kiev s’apprêtent à échanger 175 prisonniers de guerre ce mercredi 19 mars. Une mesure de confiance, mais loin des attentes de paix. Poutine a posé des conditions strictes : « L’arrêt complet de l’aide militaire occidentale et du partage de renseignements à l’Ukraine est essentiel pour éviter une escalade », exige-t-il. Une demande rejetée par l’Europe, comme l’a rappelé Emmanuel Macron : « Nous continuerons à soutenir l’Ukraine face à l’agression russe ».

À Berlin, le président français et le chancelier allemand ont réaffirmé leur soutien indéfectible à Kiev. « L’Ukraine peut compter sur l’Europe. Nous ne la laisserons pas tomber », a martelé Olaf Scholz. Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’une trêve « vérifiable » incluant les Ukrainiens : « Aucun accord durable n’est possible sans leur présence à la table des négociations ». Un message clair à Moscou, alors que l’UE prépare un 12ᵉ paquet de sanctions.
Les pourparlers annoncés par la Maison Blanche débuteront « immédiatement » au Moyen-Orient, avec pour objectifs un « cessez-le-feu maritime en mer Noire » et une « paix stable ». Le Kremlin évoque des « discussions techniques », tandis que Washington salue une « relation améliorée » avec Moscou. Mais les détails restent flous, et Volodymyr Zelensky, absent des annonces, rappelle via un conseiller : « Aucune décision ne sera prise sans l’Ukraine ». Trump se félicite d’un « pas historique » et les Européens redoutent un piège. « Cette trêve cache une manœuvre pour affaiblir le soutien à Kiev », analyse une source diplomatique française. Les États-Unis, principaux contributeurs militaires (plus de 75 milliards de dollars depuis 2022), pourraient réduire leur aide en 2025, selon des experts. « Sans armes occidentales, la résistance ukrainienne s’effondrera », craint un commandant sur le front.

La trêve pourrait soulager les civils confrontés à des températures glaciales et à des réseaux énergétiques détruits à 60 %. Mais les doutes persistent. « Comment contrôler le respect des engagements russes ? Les frappes peuvent reprendre demain », s’interroge Oleksiy Danilov, secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien. Les ONG alertent : « Cette pause est une bouffée d’air, mais les besoins médicaux et alimentaires restent critiques ».

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