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En direct – RDC: Le président congolais Joseph Kabila, doit s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès.

Le président congolais Joseph Kabila doit s’exprimer, ce jeudi 19 juillet à 15 h (heure locale), devant le Parlement réuni en Congrès. Un discours très attendu en RDC, qui intervient moins d’une semaine avant le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle.

Les heures sont données en heure GMT

Au pouvoir depuis 17 ans, Joseph Kabila a achevé son deuxième mandat le 20 décembre 2016. Un accord signé le 31 décembre 2016, dit de la Saint-Sylvestre, prévoyait l’organisation des élections avant la fin de l’année 2017. Une échéance une nouvelle fois décalée au 23 décembre 2018.
La Constitution interdit à Joseph Kabila l’éventualité d’un troisième mandat. Mais l’opposition, l’Église catholique et la société civile soupçonnent le président congolais de vouloir se maintenir au pouvoir.
Au mois de juin, le pouvoir a lancé le Front commun pour le Congo. Une méga plate-forme électorale qui rassemble la Majorité présidentielle et les personnalités issues de l’opposition membres du gouvernement, et dont Joseph Kabila est « l’autorité morale ».
Les spéculations sur un éventuel dauphin du président Kabila vont bon train au sein de la classe politique congolaise.
14h15 : Un discours peaufiné jusqu’au dernier moment

Hier, Néhémie Mwilanya Wilondja, le directeur de cabinet du chef de l’État, « [travaillait] encore sur le discours » que Joseph Kabila s’apprête à prononcer devant le Congrès, nous a confie l’un de ses proches.

14h10 : Le président Joseph Kabila attendu d’un moment à l’autre

Après le vote de l’ordre du jour du Congrès, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont suspendu pour quelques instants la séance, le temps d’aller accueillir le président Joseph Kabila. Dans la salle, 467 députés sur 500 et 80 sénateurs sur 108 sont présents pour assister au discours de Joseph Kabila.

14 h 00 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 54 : Pour le ministre Emmanuel Ilunga, « Joseph Kabila n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat »

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre en charge des Congolais de l’étranger Emmanuel Ilunga estime que « les actes du président Kabila montrent clairement qu’il n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat ». « Tenez, il a initié cette réforme de la loi électorale qui oblige les partis politiques à se regrouper dans des grands ensemble, poursuit-il. C’est une preuve qu’il veut faire de la politique autrement. Et s’il voulait vraiment briguer un troisième mandat, il aurait utilisé le vote des Congolais de l’étranger pour tirer les choses en longueur tellement il aurait été compliqué de le rendre effectif. »

L’intégralité de l’interview : Emmanuel Ilunga : « La Belgique nous considère encore comme des personnes colonisées »

13 h 50 : Retour sur le discours de Kabila en novembre 2016

Le 15 novembre 2016, en pleine crise politique, Joseph Kabila livre un discours devant les parlementaires réunis en Congrès. Il se montre alors peu loquace sur son avenir politique, en assurant simplement que « la RDC est une démocratie constitutionnelle : toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution ».

À l’époque, ses détracteurs le soupçonnent déjà de vouloir briguer un troisième mandat. « Pourquoi [Kabila] ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession ? », s’interrogeait déjà à l’époque un membre du Rassemblement.

13 h 40 : Joseph Kabila de nouveau candidat ? Des signaux contradictoires

Après trois ans de blocage, l’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 17 juillet, la proposition de loi sur le statut des anciens présidents de la République. Un texte interprété comme le signe que le président Kabila était prêt à passer la main – avec tout de même un certain nombre d’avantages non négligeables. Autre élément : la récente vague de nominations au sein de l’armée, qui montrerait sa volonté de garder le contrôle sur l’appareil militaire après son départ.

À l’inverse, d’autres signaux font pencher la balance pour une éventuelle candidature de l’actuel président. C’est le cas notamment de cette sortie du juriste congolais Cyrus Mirindi, pour qui la révision partielle de la Constitution en 2011 remettrait les compteurs à zéro. « Le comptage (en termes de mandats) qu’on doit prendre constitutionnellement, c’est le comptage qui débute à partir de l’élection de 2011, expliquait-il à nos confrères de Radio Okapi. À partir de ce moment-là, le président de la République a fait un mandat et il lui reste un deuxième mandat pour atteindre le plafond constitutionnel. »

Annoncé depuis la fin juin, le discours de Joseph Kabila intervient à seulement six jours de l’ouverture du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle. Or le président congolais, s’il a assuré vouloir respecter la Constitution, n’a jamais clairement fait part de ses intentions en vue du scrutin.

Interrogé sur les raisons de ce mutisme au sommet de l’État, la Majorité présidentielle évoque la volonté « de ne pas faire le jeu de l’opposition ». « Le chef de l’État a pris l’engagement devant la nation que la Constitution sera respectée, déclarait il y a quelques semaines à JA André-Alain Atundu, porte-parole de la MP. Un engagement renouvelé dans l’accord du 31 décembre 2016, qui dispose que le président ne pourra pas solliciter un troisième mandat. J’estime que, pour des esprits normalement constitués, cela devrait suffire. »

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