05262019Headline:

Yaoundé: Des généraux séparatistes aux mains de l’armée camerounaise.

L’armée camerounaise a annoncé dimanche sur les réseaux sociaux la neutralisation de deux présumés séparatistes s’attribuant des titres de généraux par une task force de la zone du nord, l’une des deux régions anglophones en proie à une crise depuis plus d’un an.

“Les généraux Obi et Eyong neutralisés ce jour par une task force de la zone”, indique l’armée sur son compte Twitter, précisant que la collaboration entre les deux hommes était “avérée.”

Selon l’armée, le “général” Obi était à la tête du groupe qui terrorisait les populations à Manfé Okoyong, Bachuo_Ntai, Bachuo_Akagbe et Nchemba, tandis que “général” Eyong avait commandé à son groupe d’arracher aux populations les denrées, matériels du don présidentiel distribués en septembre 2018.

“Le nouveau contexte de cette crise nous commande désormais de publier les images des généraux neutralisés”, a expliqué l’armée soutenant qu’il y va de sa “crédibilité.”

Dans son discours de nouvel an, le président camerounais Paul Biya a déclaré que les forces de défense et de sécurité recevraient instruction de neutraliser les entrepreneurs de guerre, si son “appel à déposer les armes” restait “sans réponse.”

A la suite de l’appel lancé le 6 novembre, un comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) a été créé, afin d'”accueillir et de désarmer les ex-combattants” du groupe islamiste “Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest”, de “collecter” leurs armes, et d'”aider à la réinsertion dans la vie civile.”

Depuis fin 2016, le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique. Débutée par des revendications corporatistes des avocats anglophones et des enseignants, pour protester contre certaines discriminations”, elle s’est muée en conflit armé.

Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et différents groupes séparatistes armés qui procèdent à des enlèvements et incendient régulièrement des bâtiments publics sont devenus quasi-quotidiens.

Selon Amnesty, le conflit a occasionné la mort de plus de 160 forces de sécurité, près de 400 civils et contraint plus de 200.000 personnes à fuir de chez elles.

Le 14 décembre, le chef de l’Etat a ordonné l’arrêt des poursuites devant les tribunaux militaires contre 289 détenus arrêtés pour des délits commis dans le cadre de la crise anglophone.

Selon le ministre de la Défense, Beti Assomo, la décision “ne concerne pas les criminels, assassins, autres terroristes, commanditaires et planificateurs de la crise.”

afrique-sur7.fr

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