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Côte d’Ivoire-Célébration des 50 ans de la Bad :Ouattara présente les nouveaux défis à relever

ouatara bad

Le président Alassane Ouattara a ouvert officiellement les assises de la Banque africaine de développement (Bad) hier mardi 26 mai à Abidjan.

S’adressant à plus de 4 500 personnes réunies pour la circonstance (des chefs d’État, les gouverneurs et délégués de la Bad, le secteur privé, la société civile, les médias, etc), le numéro 1 ivoirien a présenté les nouveaux défis à relever en vue de faire du développement de l’Afrique une réalité. « La célébration des 50 ans de la Bad nous donne l’opportunité unique de réfléchir aux nouveaux défis. C’est pourquoi je me félicite du choix du thème : ”L’Afrique et le nouveau paysage mondial”. L’Afrique regorge de talents et de ressources naturelles. Bien que bon nombre d’indicateurs soient au vert, nous ne devons pas pour autant baisser les bras. Les défis qui nous attendent sont énormes et requièrent beaucoup plus d’efforts afin de les affronter avec beaucoup de succès », a mentionné le président de la République. Alassane Ouattara a noté qu’au plan de la sécurité, les avancées dans le domaine de la paix et de la sécurité sont menacées par la poussée du terrorisme et de l’extrémisme. Il a confié que les armes seules ne permettront pas de gagner la guerre contre le terrorisme et l’insécurité, mais qu’il faut aussi combattre et éradiquer la pauvreté.

Le chef de l’État a souligné que pour pouvoir se développer, l’Afrique va devoir accroître et diversifier ses sources de financements. Pour atteindre cet objectif, le président Ouattara a confié que le recours de l’Afrique reste la Bad. « Il est clair que l’appui de notre partenaire au développement qu’est la Bad va être plus déterminant. Seul une Afrique unie pourra relever les défis du développement. Nos partenaires au développement, dont la Bad, constituent aujourd’hui les principales sources de financement de nos économies. Il nous faut cependant nous doter de plus en plus de moyens visant à assurer de façon pérenne le financement de nos économies », a recommandé Alassane Ouattara.

Le numéro 1 ivoirien a également appelé à accroître la capacité des marchés des capitaux pour faire face à la demande croissante de financement des économies africaines et des entreprises de cet espace. C’est en cela qu’il s’est réjoui de la mise en place de bourses sous-régionales. « Je suis convaincu qu’une meilleure amélioration des services des bourses régionales ainsi que de leurs acteurs va contribuer à accroître de façon matérielle la capitalisation boursière et la liquidité de nos marchés boursiers », a-t-il affiché avec conviction. Puis d’informer qu’il est prévu qu’en 2050, l’Afrique sera le continent le plus jeune au monde. Faisant remarquer que le monde autour de l’Afrique s’organise, Alassane Ouattara a invité le continent à en faire autant. « Le monde autour de nous s’organise. Les pays se regroupent entre eux. L’Afrique ne doit pas être en reste. Nous devons faciliter nos échanges en réduisant les barrières administratives au commerce et bâtir un plan stratégique de développement réussi », a invité le chef de l’État ivoirien.

L’énergie solaire comme une perspective au défi énergétique

Pour relever cet autre défi, il a conseillé de construire les routes qui vont relier les marchés entre eux afin de faciliter le commerce. Faisant remarquer également que le déficit énergétique est un vrai frein au développement de l’Afrique, Alassane Ouattara a recommandé de se tourner vers de nouvelles sources d’énergie. « Notre continent, l’un des plus ensoleillés de la planète, ne s’alimente que très peu en énergie solaire. Avec une énergie abondante et compétitive, l’Afrique pourra développer son tissu industriel et transformer ses produits de base », a mentionné le président ivoirien. Au total, Alassane Ouattara a reconnu que les défis qui attendent l’Afrique sont certes grands mais aussi que les opportunités et les retombées positives pour les populations sont encore plus énormes. « Je souhaite que ces Assemblées annuelles soient une opportunité pour tous les acteurs de réfléchir et de faire des propositions pour l’avenir et le nouveau paysage mondial », a-t-il mentionné.

Le président ivoirien a profité de cette tribune pour saluer le travail accompli par le président sortant de la Bad, Donald Kabéruka. « Nul ne saurait contester le bilan positif de la Bad au cours de ces 50 dernières années. Cette institution a contribué, entre autres, à la réduction de la pauvreté, à la réduction de la dette, à l’atteinte pour la plupart des pays, des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), à l’amélioration des infrastructures, au renforcement des capacités, à l’intégration régionale, à l’amélioration des conditions d’accès à la santé et à l’éducation, à l’assistance au développement de notre agriculture, à l’industrialisation de l’Afrique. Elle a aidé à réduire la pauvreté et le chômage en Afrique », a retracé Alassane Ouattara.

Le président sortant du Groupe de la Bad, Donald Kabéruka, a révélé que depuis le retour de l’institution à Abidjan en septembre 2014, ce qu’il redoutait le plus, à savoir la perturbation des opérations de la Banque, ne s’est pas manifestée. « Bien au contraire, nous avons eu de bons résultats », a-t-il affirmé, avant de partager avec l’auditoire ses réflexions pendant son mandat de 10 ans à la tête de l’institution.

A la suite du président Alassane Ouattara et du président Donald Kabéruka, Albert Toikeusse Mabri, ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement, président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Bad, a également reconnu que cette banque présente une santé financière excellente. Il a remercié la Tunisie qui a accueilli l’institution durant le temps de transfert dans ce pays.

Irène BATH

L’INTER

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