07192018Headline:

Transformation du cacao: Menace plane sur l’atteinte des objectifs fixé

Dans une confidence qu’il a faite à Reuters, Yao N’goran, directeur général adjoint du Conseil du café-cacao (Ccc), affirme qu’avec l’augmentation de la capacité de broyage installée ainsi que l’installation de nouvelles unités, la Côte d’Ivoire atteindra son objectif qui est de transformer 50 % de la production nationale de cacao.

Seulement, ce qui pourrait s’apparenter à une inquiétude, c’est justement que le Dga du Ccc, contrairement au gouvernement qui fixe l’horizon de cet objectif à 2020, lui, parle de 2022. « La Côte d’Ivoire a une capacité de broyage installée de 712 000 tonnes de cacao. L’augmentation de cette capacité et de nouvelles unités de broyage permettra d’atteindre l’objectif sur les 4 prochaines années », a-t-il affirmé.

Mesure de précaution ou véritable revirement d’intention ? La seconde hypothèse semble plausible au vu des arguments avancés par les industriels évoluant dans le secteur de la transformation du cacao au plan local.

En effet, des industriels du secteur estiment que l’environnement des affaires est confronté à plusieurs facteurs handicapants. Entre autres le coût de l’énergie et le prix élevé des machines importées. Ce qui pourrait influer négativement sur leur motivation, mais aussi saper leurs efforts et volonté à tenir leurs engagements vis-à-vis de l’entité publique avec laquelle ils ont sans doute conclu des « deals ». « Le coût de l’énergie est un facteur négatif comparativement aux pays occidentaux. Par conséquent, des efforts doivent être faits dans ce sens », note Loic Biardeau, directeur général pays de Barry Callebaut, tel que rapporté par l’Agence Ecofin.

Pour sa part, Mariam Koné, secrétaire exécutif du Groupement professionnel des exportateurs de café et de cacao (Gepex), rappelle que « le Ccc a promis, il y a quelques années, de rembourser nos coûts supplémentaires de l’énergie après que les prix de l’électricité se soient élevés d’une manière inconsidérée. Jusqu’ici, nous l’attendons toujours ».

En tout état de cause, l’objectif de transformation, tel que fixé par le gouvernement, même s’il n’est pas atteint, ne saurait constituer un frein à l’élan déjà enclenché. Ce d’autant plus que l’engagement, que ce soit du côté de l’État ou du côté des industriels, est affiché. Et des initiatives, dont des mesures d’incitation fiscale, ont été prises par le gouvernement afin d’accompagner les transformateurs. Des entreprises telles que Cargill, Olam et Barry Callebaut ont signé en 2017 une convention relative à une hausse de leur niveau de broyage individuel à hauteur de 7,5% afin de bénéficier de ces avantages.

Faut-il le souligner, la Côte d’Ivoire a transformé en 2015/2016 environ 491 495 tonnes de cacao, soit 32% du volume total exporté, d’après les données de l’entité étatique.

 

 

imatin.com

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