10192018Headline:

C’est un véritable drame qu’il y à eu a Abobo; Il s’agit d’une bagarre mortelle entre personnes de la même famille; Mais comment cela a-t-il pu arriver ?

C’est un véritable drame familial qu’il a été donné de vivre au quartier « Kennedy », dans la commune d’Abobo. Précisément dans les environs du carrefour dit « Samaké ». Il s’agit d’une bagarre mortelle entre personnes de la même famille. Mais comment cela a-t-il pu arriver ?

En fait, nos sources informent que K.K. Toussaint, la quarantaine, est éducateur dans un établissement scolaire du Secondaire, situé dans le secteur dénommé « Base Cie », à Yopougon. Devant son statut social qui fait de lui un homme relativement responsable, sa famille décide de lui confier la gestion de la cour familiale à Abobo-Kennedy.

Plus tard, il est approché par Kouassi Hermann. C’est son neveu qui, bien qu’âgé d’une trentaine d’années, ne vole pas encore de ses propres ailes. Ce dernier lui explique ses déboires qu’il vit au quotidien. Notamment dans sa quête d’une couchette. Situation, ajoute-t-il, qui l’oblige à squatter des piaules d’amis pas souvent aimables. Ce que le neveu souhaite alors, c’est que son oncle l’aide à se trouver au moins un logis. Ne serait-ce que chez lui, à Abobo-Té. Le discours est profondément touchant. Et l’éducateur affligé n’entend pas laisser son neveu dans la rue. Et il le loge dans l’un des studios de la cour familiale, au quartier « Kennedy ».

L’apprenant plus tard, les autres membres de la famille, note-on, le prennent mal. C’est vrai que l’éducateur est celui qui est en charge de la gestion de la cour familiale, mais il aurait pu avoir au moins la bienséance de les informer, avant de faire intégrer qui que ce soit dans la concession. Fût-il leur neveu. Et de plus, le neveu en question justement n’est pas un individu de bonne moralité à leurs yeux. Alors l’un mis dans l’autre, Hermann est indésirable et il doit partir.

A cet effet, mandat est donc donné à l’oncle de vider le neveu. Mais en dépit de l’instruction ferme, K.K. Toussaint fait la sourde oreille. Pour protéger son neveu qu’il n’entend pas livrer à la rue, il fait croire aux autres membres de la famille, avoir exécuté leur ordre. Et les choses en sont là, jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert.

Et depuis, c’est une pression énorme qui est exercée sur l’éducateur, pour qu’il demande à Hermann de libérer la piaule, afin qu’elle soit cédée à un locataire ordinaire qui va payer le loyer. Alors, il n’est plus question de s’accommoder de quelqu’un qualifié de vaurien qui leur fait perdre des sous, en occupant gratuitement un logement.

Face à l’énorme fronde familiale, l’éducateur explique à son neveu qu’il est désolé de lui demander de quitter la concession. Et d’expliquer le fond de sa posture. Mais pour Hermann, ce sont des histoires grotesques que lui raconte son oncle. Il est plutôt convaincu que c’est une initiative personnelle de ce dernier.

Fou furieux, le neveu se met à insulter son oncle qui, en retour, lui fait remarquer son ingratitude. Et depuis lors, l’ambiance est délétère entre les deux hommes. Des jours plus trad, soit le dimanche 7 octobre 2018, Hermann joint son oncle pour l’inviter à venir récupérer les clés de l’appartement, parce que lui part de la cour familiale.

Aux alentours de midi, K.K. Toussaint se présente sur les lieux. Et là, apprend-on, les choses se dégradent fortement. Car, lorsque l’éducateur de collège accède à la pièce, son neveu est complètement hors de lui. Des éclats de voix se font entendre de part et d’autre. Puis c’est la bagarre, quand Hermann se jette sur son oncle. Plus corpulent et fort, il le malmène, en le rouant de violents coups de poing. Notamment, des uppercuts.

Dans l’empoignade où il en train d’être « sonné » par son adversaire déchaîné, Toussaint s’empare alors d’un couteau de cuisine traînant par là, lorsque les ustensiles et autres sont renversés dans la lutte. Et cette arme blanche, il l’enfonce violemment dans le cou de son neveu. Lui sectionnant net la carotide. Le sang gicle en abondance. Hermann qui se tient le cou, s’écroule. A même le sol, il se traîne de la pièce jusque dans la cour, où il rend l’âme.

Complètement déboussolé par le crime qu’il vient de commettre sur une personne considérée comme son propre fils, l’éducateur ne perd tout de même pas de vue, qu’il faut assumer les conséquences pénales de son acte. Effondré, c’est sans résistance qu’il se fait conduire au commissariat de police du 34ème arrondissement. Et c’est en ces lieux qu’il explique les faits dramatiques, tels que relatés ici. Quel gâchis de part et d’autre ! Vraiment dommage.

Madeleine TANOU

 

linfodrome.com

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