04192018Headline:

Situation sécuritaire: Évasion spectaculaire,voire suspecte de 4 dangereux individus à Korhogo

Une évasion groupée, pour le moins mystérieuse, voire suspecte, s’est produite, le dimanche 17 décembre 2017, dans la cellule de la Brigade-ville de Korhogo, capitale de la région des Savanes. 4 dangereux individus qui menaient des activités très louches, dans cette ville du nord ivoirien, située  à 600 km d’Abidjan, ont été arrêtés, le jeudi 14 décembre 2017, par l’escadron de Korhogo sur l’axe Boundiali-Korhogo, suite à des dénonciations persistantes des populations. Ils  étaient lourdement armés de fusils d’assaut (kalachnikovs) et possédaient une quantité impressionnante de munitions.  Ils ont, alors, été placés en garde à vue, selon nos sources, vu la gravité des faits.

S’agit-il de l’une des nombreuses cellules de coupeurs de routes qui sévissent dans le département de Korhogo ou alors  d’éléments de la Cellule 39 issus des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn) ?  Ou encore des djihadistes maliens ayant  franchi la frontière ivoirienne  dans l’intention de commettre des actes terroristes en cette fin d’année ?   Les enquêteurs  des services de sécurité, qui se sont saisis du dossier, pour  asseoir une opinion précise ont placé en garde à vue ces hommes dans une cellule de la Brigade-ville de Korhogo. Mais, ils ont été frappés de constater que ce dimanche 17 décembre 2017, ces dangereux individus se sont fait la belle.  Ils sont d’autant plus stupéfiés voire abasourdis que ces dangereux individus ont quitté la cellule comme si une main leur avait ouvert la porte. Parce qu’il n’y a eu aucune trace d’effraction sur les grilles de la cellule. Une nouvelle enquête est donc ouverte.

On se rappelle que dans la nuit 14 au 15 juillet 2017, des hommes armés avaient attaqué la base  militaire de Korhogo avant d’être repoussés. Cette attaque avait  été imputée  à d’anciens combattants rebelles. Face à la persistance des menaces subversives et de terrorisme, le préfet de Korhogo, Daouda Ouattara, avait appelé, en son temps, la population à la « vigilance » et à davantage de collaboration avec les forces de l’ordre en matière d’information pour faire face à la menace terroriste. « Il s’agit d’être vigilants et de nous informer de tout ce qui se passe dans vos quartiers, dans vos mosquées… », avait conseillé M. Ouattara, lors d’une rencontre avec ses administrés.  « Nous devons resserrer nos rangs, faire en sorte que l’information circule », avait  insisté le chef de l’administration locale, indiquant aux habitants de se confier aux élus locaux ou aux chefs traditionnels s’ils doutent que les forces de l’ordre préservent leur anonymat. Depuis l’administrateur de la localité a demandé la réactivation des comités de vigilance dans les sous-préfectures et villages, tout en soulignant que ces comités travailleraient en étroite collaboration avec la police et la gendarmerie.  C’est dans cette dynamique de collaboration que ces dangereux individus ont été dénoncés par la population. Ils viennent  de s’évaporer dans la nature, faisant peser, sur les populations, de graves menaces d’insécurité.

Armand B. DEPEYLA

linfodrome

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