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Présidentielle 2025 : le parti de Ouattara s’oppose à la candidature de gbagbo en 2025

Le RHDP, le parti du président Alassane Ouattara a organisé , jeudi, une cérémonie de commémoration du 11 avril 2011, marquant la fin du régime de Laurent Gbagb et “le triomphe de la démocratie en Côte d’Ivoire”

Ce cadre influent du parti au pouvoir a saisi l’occasion de cette cérémonie pour évoquer le cas de Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien désigné par le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) comme son candidat à la présidentielle de 2025.

” Il ne peut être candidat, c’est tout”
« Ils auraient pu choisir Gbagbo sans qu’on ne parle. Mais on parle parce que Gbagbo est sous le coup d’une condamnation au titre de laquelle il ne figure pas sur la liste électorale. Et ne figurera pas sur la liste électorale. Il ne peut être candidat, c’est tout », a déclaré M. Bacongo, qui voit dans le choix de Laurent Gbagbo comme candidat à la présidentielle une volonté du PPA-CI « de préparer le désordre ». Des propos qui peuvent s’interpréter comme une opposition catégorique du parti au pouvoir à une éventuelle régularisation de la situation de l’ancien chef de l’Etat.

Il ne figure pas sur la liste électorale. Et ne figurera pas sur la liste électorale. Il ne peut être candidat, c’est tout
Ancien président de la République de Côte d’Ivoire entre 2000 et avril 2011, Laurent Gbagbo a été exclu de la liste électorale en raison de sa condamnation en 2018 par la justice ivoirienne dans le cadre de l’affaire dite du “casse de la BCEAO”. Cette lourde sentence assortie d’une peine de privation de ses droits civiques exclut Laurent Gbagbo de toutes compétitions électorales, notamment la présidentielle de 2025.

La grâce présidentielle prise en 2022 par le président Alassane Ouattara dans le cadre des mesures de décrispation du climat socio-politique n’efface pas la peine, contrairement à l’amnistie qu’aurait souhaitée l’ancien chef de l’État. Selon le PPA-CI, cette condamnation “ne repose sur aucun fait réel”. Il souligne que la BCEAO “n’a jamais porté plainte pour braquage et ne s’est pas constituée partie civile dans le procès qui a conduit à la condamnation” de Laurent Gbagbo.
Pour le parti de Laurent Gbagbo, le verdict prononcé à l’issue de ce procès qui a eu lieu alors que l’ancien président était confronté à la Cour pénale internationale n’est rien d’autre qu’une « machination politique » visant à l’écarter de la course. Malgré tout, Laurent Gbagbo maintient sa candidature à la présidentielle et entend, avec le soutien de son parti, user de tous les moyens légaux pour obtenir sa réinscription sur la liste électorale et concourir en 2025.

 

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