11142018Headline:

Cameroun: Le gouverneur de l’une des régions anglophones exige le dépôt des armes.

Adolphe Lele Lafrique, le gouverneur du Nord-ouest, l’une des deux régions anglophones camerounaises, en proie à une crise sécuritaire depuis plusieurs mois, a invité vendredi à Bamenda (le chef-lieu de région), “ceux qui ont pris les armes à les déposer.”

“Nos enfants, qui ont été trompés et mal guidés pour prendre les armes contre la mère patrie, sont appelés à remettre leurs armes aux autorités administratives, municipales et religieuses les plus proches “, a indiqué M. Lele Lafrique, face à la presse.

Depuis fin 2016, le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique. Débutée par des revendications corporatistes des avocats anglophones et des enseignants, pour protester contre certaines discriminations”, elle s’est muée en conflit armé, fin 2017.

Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et différents groupes séparatistes armés sont devenus quasi-quotidiens, depuis l’interpellation au Nigeria et l’extradition, début janvier, de Sisiku Ayuk Tabe (leader séparatiste) et de neuf autres personnes. Cette situation a favorisé le déplacement de plus 160.000 personnes.

Ils auront ensuite droit à un soutien psychologique pour leur réhabilitation et réinsertion dans la société.”, a ajouté le gouverneur, exhortant, “les parents dont les enfants ont été enrôlés de force par les sécessionnistes à les convaincre afin qu’ils sortent des buissons.”

“Aux frères et sœurs de la diaspora”, le gouverneur a demandé de “renoncer à manipuler la population et financer les activités des sécessionnistes”, rassuré les populations quant à leur sécurité et invité “les fonctionnaires, enseignants, opérateurs économiques à mener leurs activités en toute sérénité.”

Dimanche, un couvre-feu a été instauré de 18 heures à 6 heures du matin, pour une durée indéterminée, après l’attaque samedi d’un convoi de bus à Akum, localité située à environ 20 km de Bamenda.

Une personne a été tuée et plusieurs bus d’une agence de voyage ont été détruits, après l’attaque attribuée aux séparatistes.

Chris Anu (leader anglophone) a accusé “le gouvernement camerounais (d’être) engagé dans une campagne de désinformation”, après ces accusations, soutenant qu’il “n’a pas été capable de fournir les preuves.”

 

afrique-sur7.fr

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