06172024Headline:

Au Sénégal, « ce n’est pas la démocratie qui a amené le nouveau président… »

Le premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga lors d’une récente sortie médiatique a fait un parallèle entre l’arrivée au pouvoir du président Diomaye Faye et la transition malienne. Selon lui, il n’y a eu rien de démocratique dans l’élection du nouveau président sénégalais.

Choguel Kokalla Maïga est formel, ce n’est pas la démocratie qui a amené le nouveau président. « Je veux que ce soit très clair : c’est le peuple sénégalais qui l’a imposé », a t-il martelé devant plusieurs de ses partisans à Bamako. « ça montre qu’on peut tout faire sans faire de coup d’État. Mais ce sont des histoires. », poursuit-il. A le croire, la situation du Sénégal et celle du Mali sont très similaires car, explique t-il, ce sont les peuples maliens et Sénégalais qui ont imposé Assimi Goïta au Mali et Bassirou Diomaye Faye au Sénégal. « Il y a des intellectuels aujourd’hui qui essaient de présenter le Mali comme l’enfer et là-bas c’est le paradis. C’est faux! », martèle t-il car selon lui, c’est la même situation entre les deux pays et ce sont les peuples qui ont besoin de souveraineté, qui ont besoin de se prendre en charge, qui ont imposé des hommes à la tête du pays ».

Le Premier ministre a également critiqué vivement l’hypocrisie des discours occidentaux qui célèbrent une prétendue démocratie tout en fermant les yeux sur les manipulations et les injustices. « Est-ce que c’est la démocratie qui demande de manipuler la justice pour emprisonner un opposant, dissoudre son parti ? Ça, ce n’est pas la démocratie. Est-ce que c’est la démocratie qui tue des centaines de citoyens au nom de la démocratie ? Ça, ce n’est pas la démocratie. Est-ce que c’est la démocratie qui fait que des gens sont disqualifiés, ont seulement 9 jours de campagne alors que la campagne dure 21 jours ? Ça, ce n’est pas la démocratie. Est-ce que c’est la démocratie qui a autorisé qu’un président en fin de mandat modifie la Constitution pour prolonger son mandat à sa guise ? Ça, ce n’est pas la démocratie, » a-t-il martelé, dénonçant les dérives autoritaires qui se cachent derrière le vernis démocratique.

Maïga a également pointé du doigt l’ingérence des puissances étrangères et leur silence complice face aux abus de pouvoir. « Pourquoi n’a-t-on pas entendu les pays occidentaux ou la Cedeao parler ? » s’est-il interrogé. Cette ingérence, selon lui, vise à diviser et affaiblir les mouvements populaires en Afrique, créant ainsi des conflits internes et sapant la cohésion nationale. Raison pour laquelle Maïga appelle à une vigilance accrue et à une solidarité inébranlable parmi les dirigeants africains. Il met en garde contre les tentatives de division et insiste sur l’importance de la cohésion au sommet de l’État. « Ceux qui sont à la tête savent très bien que nous sommes dans le même bateau, » a-t-il déclaré, exhortant ses concitoyens à ne pas se laisser distraire par les manœuvres des ennemis du progrès.

 

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