04202024Headline:

CEDEAO : ALASSANE OUATTARA SE PRONONCE SUR LE RETRAIT DU BURKINA, DU MALI ET DU NIGER

Le Président de la Côte d’Ivoire a activement participé au Sommet extraordinaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation sécuritaire et politique dans la sous-région, qui s’est tenu le 24 février à Abuja, au Nigéria. Alassane Ouattara a saisi cette opportunité pour partager ses réflexions sur les défis auxquels la région est confrontée.

Cette conférence des chefs d’État et de gouvernement intervient dans un “moment de grande incertitude” au sein de la Communauté, a rappelé le président ivoirien dès le début de son allocution.

« En effet, notre région est confrontée à une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante au Sahel et au-delà, ainsi qu’à une grave remise en cause de notre modèle d’unité et d’intégration économique et politique, à la suite de la demande de retrait de la CEDEAO, du Mali, du Burkina Faso et du Niger », a déclaré Alassane Ouattara.

Un retrait “lourd de conséquences”
Le dirigeant a évoqué les circonstances entourant, selon lui, le retrait des trois pays, mettant en lumière le départ forcé des Forces internationales, la sortie des accords de paix, les retards dans la mise en œuvre des chronogrammes de retour à l’ordre constitutionnel et la création de l’Alliance des États du Sahel.

« Ce retrait annoncé est lourd de conséquences pour notre modèle d’intégration et pour nos objectifs de développement économique et social », a regretté le chef de l’État ivoirien.

Il a exprimé le regret de son pays face à cette décision, soulignant qu’elle pourrait constituer “un sérieux recul” dans l’ambition de bâtir une communauté économique stable et prospère pour les peuples de la région. « Nous devons œuvrer résolument pour ramener par le dialogue les autorités maliennes, burkinabè et nigériennes à reconsidérer leur position », a ajouté le Président Ouattara.

Nous devons nous rendre à l’évidence que la tâche ne sera pas aisée
Le Président ivoirien a félicité le Président Faure Gnassingbé du Togo pour ses initiatives qui ont conduit, entre autres, à la libération du fils de Mohamed Bazoum du Niger. « Nous devons lui réitérer notre confiance et l’encourager à persévérer, en collaboration avec les Présidents Patrice Talon du Bénin et Julius Maada Bio de la Sierra Leone, dans la mission qui leur a été confiée, lors de notre dernier sommet, le 10 décembre 2023 », a-t-il dit.

La Côte d’Ivoire, “solidaire” des pays de l’AES
Alassane Ouattara a proposé que la “Troïka des Chefs d’État” soit également mandatée pour entamer des discussions avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sur la question de leur maintien au sein de la Communauté.

« Toutefois, nous devons nous rendre à l’évidence que la tâche ne sera pas aisée, et que tous les cas de figure doivent être envisagés au terme de la période d’une année prévue à l’article 91 du Traité révisé de 1993. Dans ce contexte, la Commission de la CEDEAO devra mettre en place une task force technique pour examiner les différentes étapes et conditions d’un tel retrait », a-t-il indiqué.

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