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«Nous avons besoin de liberté»: à Pékin, la colère ne tarit pas

Ce dimanche 27 novembre et encore dans la nuit de lundi, il y a eu des manifestations dans plusieurs villes chinoises suite à l’incendie meurtrier d’Urumqi, à Shanghai, mais également contre la politique « zéro Covid ». Cela n’était pas arrivé depuis plus de trente ans, quelques centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Pékin. A Shanghai, deux manifestants ont été arrêtés ce lundi

Les autorités chinoises assurent ce lundi que leur « combat contre le Covid-19 serait une réussite », au lendemain d’un mouvement de colère d’une grande ampleur. Par son étendue sur le territoire, cette mobilisation semble la plus importante depuis les émeutes pro-démocratie de 1989.

Dimanche soir à Pékin, « nous n’avons pas besoin de test Covid, nous avons besoin de liberté », ont scandé les protestataires qui s’étaient donné rendez-vous sur les berges de la rivière Liangmahe. « On a vu Shanghai hier, il fallait que Pékin fasse quelque chose », explique l’un d’entre eux qui, comme beaucoup, brandit une feuille blanche, symbole comme en Russie de l’impossibilité de s’exprimer et de dire sa colère pendant des années.

Certains sont venus avec des bougies et des fleurs, pour rendre hommage aux disparus de l’incendie d’Urumqi et de tous les morts du « zéro Covid », explique un employé de la high tech ou encore cette jeune manifestante pour qui cette marche était une première. « Je n’ai pas peur, car il y a beaucoup de monde autour de nous, on a beaucoup d’amis. Partout en Chine des gens manifestent. On est à un point de rupture, les gens ne peuvent plus supporter, et ce soir ils sont sortis dans la rue », raconte t-elle au micro de notre correspondant, Stéphane Lagarde. « On ne peut pas se marier, raconte une autre jeune femme, car ses parents ne peuvent pas venir à Pékin. Et c’est une toute petite chose sous cette politique, tant de gens ont perdu leur emploi, leur vie. »

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