07202017Headline:

Côte d’Ivoire : Madame Gbagbo, accusée de crimes de guerre et crimes contre l’humanité / cessation de la violence…

L’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, accusée de crimes de guerre et crimes contre l’humanité est coupable des faits qui lui sont reprochés pour n’avoir pas lancé un mot d’ordre de cessation de la violence, a déclaré lundi Me Diomandé Vafoungbé, avocat de la partie civile, à la presse.

« Mme Gbagbo a reçu les ministres de la Défense, de l’Economie et des finances et celui de la Sécurité cinq fois plus que son époux », a dit Me Diomandé, ajoutant « le fait de recevoir ces membres du gouvernement témoigne de la puissance » de l’ex-Première dame.

Il suffisait à Mme Gbagbo de lancer un mot d’ordre allant dans le sens de l’arrêt des atrocités et des violences pour que cela se fasse. « Mais elle ne l’a pas fait », selon lui.

« Nous ne l’avons pas vu sur le terrain tenir une kalach, ni pu établir qu’elle a donné directement des ordres, mais du point de vu mental et intellectuel, elle est « auteure », a indiqué Diomandé Vafoungbé pour qui la responsabilité pénale « s’induit aussi d’abstention de donner des ordres dans le sens de calmer une situation ».

« Les dispositions du code pénal sur les questions de responsabilité en matière de crime contre l’humanité c’est que vous avez du pouvoir, de l’ascendance sur les exécutants, mais vous ne l’utilisez pas ».

Rouvert lundi, le procès de l’ex-Première dame a été renvoyé à mardi pour le réquisitoire du parquet, après la plaidoirie des avocats de la partie civile.

Depuis le 30 novembre, Mme Gbagbo ne s’est plus présentée à l’audience après le retrait de sa défense initialement constituée.

Les avocats commis d’office à la défense de l’ex-Première dame se sont retirés à leur tour le 15 mars après le rejet de leur demande de « reprise du procès ».

Simone Gbagbo est jugée depuis le 31 mai 2016 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors de la crise poste électorale de 2011 qui a fait plus de 3.000 morts.

L’épouse de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo jugé à la Cour pénale internationale (CPI) pour les mêmes faits, purge déjà une peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée en 2015.

LKO

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