10232017Headline:

Frontière Côte d’Ivoire-Guinée: Un très grave danger plane sur les populations de Danané

autocar attaqué par les coupeurs de route

Un véritable danger plane sur les populations de Danané, adossées à la frontière guinéenne. Un danger qui, si l’on n’y prend garde, pourrait aboutir à un véritable carnage.

Selon une personne en provenance du village de Doueulé, dans la sous-préfecture de Daleu, de fréquents accrochages ont lieu entre les habitants du village de Yitiba et des natifs de la Guinée camouflés dans les forêts avoisinantes. La bande de terre allant jusqu’à l’angle du mont Nimba, serait à l’origine de ces confrontations, pour le moment mineures. « Nous ne sommes pas à l’abri d’une grave crise qui proviendrait de la lutte pour le contrôle des terres. Nos frères guinéens menacent de nous abattre si jamais ils nous voient dans la forêt qui fait frontière avec eux. Pourtant, il n’y a pas de limite tracée, et nous ne pouvons pas savoir où nous sommes», a relaté dans la journée du lundi 21 mars 2016, un jeune paysan originaire de Doueulé, qui nous a joint par téléphone. Les sources sécuritaires jointes sur place, n’ont pas fait de déclarations, nous invitant à nous rendre sur les lieux pour nos propres recherches. En effet, depuis le déclenchement de la crise armée en 2002, de nombreuses personnes, principalement venues du Burkina Faso, se sont infiltrées dans les forêts du département de Danané et de Zouan-Hounien. Avec la complicité de nombreux jeunes autochtones, ces infiltrés se sont emparés de la forêt classée de Tiapleu, située entre les villages de Trokolimpleu et Konlé, qu’ils ont transformée en plantations de cacao et d’hévéa. De nombreux jeunes se sont opposés à ce qu’ils ont qualifié d’ « invasion ». Chassés de cette forêt, ils y sont revenus à la faveur de la crise post-électorale. Face à la menace des autorités ivoiriennes de les déguerpir de ce lieu protégé, bon nombre se sont réfugiés dans la forêt, faisant limite avec la Guinée-Conakry un peu plus au nord. Ce sont donc ces infiltrés dont le nombre ne cesse de grossir qui sont en conflits frontaliers permanents avec des paysans guinéens. Si la situation reste en l’état, on risque de se retrouver dans un cas similaire à celui de la frontière libérienne où des paysans avaient été massacrés par des hommes en treillis, en février dernier à Toulepleu.

Ibrahim BAKOULE (Correspondant régional)

 linfodrome.com

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