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Le ministre Cissé Ibrahim Bacongo, vainqueur des élections municipales à Koumassi.

Le ministre Cissé Ibrahim Bacongo candidat du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) aux élections municipales 2018 à Koumassi a tenu une conférence de presse, le lundi 22 octobre 2018, à son QG pour faire savoir que le scrutin s’est déroulé dans une ambiance apaisée dans cette commune.

Déclaré vainqueur des élections municipales 2018 à Koumassi par la Commission électorale indépendante (CEI), le ministre Cissé Ibrahim Bacongo a tenu une conférence de presse, le lundi 22 octobre 2018, à son QG. Il s’agissait pour lui de donner des informations sur le déroulement du scrutin. En fait, contrairement au camp du maire sortant, N’dohi Yapi Raymond, qui dénonce des irrégularités au cours desdites élections, Bacongo a souligné que tout s’est bien déroulé à Koumassi et a même été félicité par certains de ses adversaires. « Après la proclamation des résultats, j’ai eu les félicitations d’Emolo Claude, candidat indépendant du PDCI. Ce sont des félicitations écrites. J’ai eu les félicitations écrites, mais également verbales du colonel Oka Amani qui ne s’est pas contenté de me féliciter par écrit. Il s’est déplacé pour venir me féliciter, pour reconnaitre que les résultats sortis des urnes reflétaient la réalité. Il s’est réjoui du fait que les élections se soient déroulées dans de meilleures conditions, dans des conditions apaisées. », a-t-il déclaré.

Le conférencier a également révélé que deux jours après les élections, il a joint N’dohi Yapi Raymond pour « savoir dans quel état d’esprit il était ». Avant que ceux-là (Emolo Claude et Amani Oka : ndlr), l’un ne m’écrive, l’autre ne vienne me voir, j’ai moi-même pris le téléphone pour appeler le candidat N’dohi Yapi Raymond. Je l’ai appelé moi-même deux jours après les élections pour savoir dans quel état d’esprit il était, pour échanger, causer un peu avec lui. Ça duré deux à trois minutes. Je lui ai demandé comment ça allait, m’a dit que ça va très bien. Je lui ai dit que chez moi aussi ça va. Quand tu auras le temps, il faudra qu’on se voie pour envisager l’avenir. Pour moi, c’est comme ça. Si je suis maire, ce n’est pas pour une communauté d’animaux, c’est pour des hommes et des femmes. Il a été maire pendant 18 ans. Il a forcément une expérience qu’il peut mettre à notre disposition, dont on peut profiter. De sorte à ce que la commune qu’il dit aimer et que je dis aimer aussi soit gérée dans les meilleures conditions, avec la mutualisation de nos intelligences, de nos forces. J’ai attendu son appel, malheureusement, je n’ai pas eu d’appel. »

Et Cissé Ibrahim Bacongo d’insister pour dire que raconte le camp N’dohi n’a rien à voir avec la vérité. « Tout ce que j’ai eu ce sont des articles de presse, des déclarations dans la presse. Qui disent des choses dont on peut se demander si elles se sont produites à Koumassi ici ou bien dans la stratosphère ou bien sur autre planète. Je le dis bien. On peut se poser la question pour savoir si ce qu’il dit s’est passé sur le terrain de Koumassi ici ou bien dans la stratosphère ou bien sur une autre planète. Parce que ce qu’il dit, moi, en tout cas, j’ai circulé dans Koumassi. Je suis sorti de mon bureau ici à 8h30 et je suis revenu à 17h30. De 8h30 à 17h30, j’ai circulé, je suis allé dans tous les lieux de vote, tous les bureaux de vote. Là où j’ai eu quelques soucis à gérer, c’est à Mondon (école Mondon : ndlr) parce que tout simplement il n’y avait pas de sticker sur les bulletins de vote. »

Le conférencier a aussi précisé qu’il a pris soin de vérifier que les bulletins de vote sans sticker étaient réguliers. « Et comme j’avais été alerté avant, j’ai pris la peine d’appeler le vice-président Coulibaly Gervais, pour lui demander si c’était régulier que les bulletins de vote ne portent pas de sticker. Il m’a dit que pendant les deux précédentes élections, c’est-à-dire, législatives, référendum voire même présidentielle, il n’y avait pas de sticker sur les bulletins de vote. Et que le fait qu’il n’y ait pas de sticker sur les bulletins de vote n’avait rien de spécial à ces élections locales. C’était tout à fait normal. Donc en arrivant à l’EPP Mondon, c’est ce que j’ai dit à tous les scrutateurs qui étaient là-bas y compris les représentants de monsieur le maire, tous les autres, les forces de l’ordre. Et ce sont les forces de l’ordre à qui j’ai demandé de faire le tour des différentes salles. Je dis bien, c’est aux forces de l’ordre, police, gendarmerie que j’ai demandé de faire le tour des différentes salles, les différents bureaux de vote pour expliquer que le fait qu’il n’y ait pas de sticker sur les bulletins de vote n’avait rien d’anormal… »

« Pour moi, ces élections ont tenu leurs promesses »

« J’ai été un peu surpris de tout ce que j’ai entendu, de tout ce que j’ai vu y compris un dernier élément vidéo sur facebook. Malheureusement, il n’y a pas de crime parfait. Ça été mal monté par ceux qui voulaient faire effet. Malheureusement, ils se sont eux-mêmes déculottés en présentant une scène au cours de laquelle la manipulation et la fraude étaient en train d’être élaborées avec des cartes d’électeurs. J’ai trouvé tout cela puéril. Pour moi, ces élections ont tenu leurs promesses. Les présages de tous les oracles ont été faussés. Koumassi a été déclaré zone rouge. De ce fait, toutes les forces étaient représentées sur le terrain. La police était déployée. Et quand je dis la police, ce n’est pas seulement la police Koumassi. Ce sont les différents districts de police d’Abidjan qui étaient représentés sur le terrain de Koumassi. Le CCDO était déployé, le camp commando avec ses gendarmes bien sûr était déployé. Il y avait des observateurs, je crois aussi des journalistes. Tout le monde était représenté. Alors que personne de tous ceux-là n’ait rien vu, de tout ce qui est raconté et que ce soit seulement ceux qui disent, ce qu’ils disent avoir vu, qui ont vu ce qu’ils disent avoir vu, me parait suspect. Est-ce parce que le candidat perdant, N’dohi Yapi Raymond, considérait jusque-là que Koumassi était sa chasse gardée ? C’est son droit le plus absolu. Mais ce qu’on ne peut pas accepter, en tout cas, que je ne peux pas accepter, c’est le mépris souverain qu’il affiche vis-à-vis des populations de Koumassi, en les considérant comme des gens qui ne savent ce qu’ils veulent. En considérant que ces populations ne voient pas, n’apprécient pas sa gestion. En considérant que sa gestion leur est indifférente et qu’elles ne peuvent pas ne pas voter autrement que N’dohi Raymond, malgré tout. Moi, je n’apprécie pas sa gestion. Nous sommes tous jugés par les mêmes populations…Ensuite, c’est un mépris vis-à-vis de nous autres, ses adversaires. Je voudrais vous dire ici, en un mot comme en mille, que les élections se déroulées ici dans les meilleures conditions possibles. »

Adolphe Angoua

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