09222018Headline:

FIF: Sory Diabaté “Peut-on voler 3.8 milliards FCFA en Côte d’Ivoire et être tranquille” ? Arrêtez un peut…

Au terme de la 56e assemblée générale de la FIF, le premier vice-président de cette fédération , Sory Diabaté a réagi sur des sujets d’actualité relatifs au football ivoirien. Nous sommes à quelques jours de la fin du mois de juin. La FIF a promis de dévoiler l’identité du nouvel entraineur de la sélection nationale…

Nous avons promis. Nous n’avons pas oublié cette promesse. Nous avons dit que l’entraineur sera connu en juin. Nous avons jusqu’au 30 juin à minuit. Ce qu’il faut savoir, c’est que nous n’avons pas de préférence de couleur. Il nous faut un entraîneur qui correspond à notre profil. Le profil de l’entraineur que nous voulons, c’est celui qui puisse conduire cette équipe. Celui qui n’a pas beaucoup de difficultés à gérer le groupe. Et qui puisse nous aider à nous qualifier pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Nous voulons faire de la CAN 2019, un bon tremplin pour reconstruire cette équipe. Il nous faut quelqu’un qui va nous aider à remporter la CAN 2021. Il faut trouver un homme capable de conduire ce projet. Q’il soit Blanc ou Noir, c’est sa compétence, sa disponibilité, sa capacité à faire en sorte que ce groupe puisse évoluer et être amélioré pour que nous puissions glaner des lauriers les années à venir, qui va nous importer. Il y’a la CAN 2021, mais il y’a aussi la qualification pour la Coupe du monde 2022. Nous allons partir sur la base d’un contrat de 2 ans avec le nouvel entraineur. Ensuite, nous allons faire une évaluation. C’est 2 ans maximum. S’il nous montre suffisamment d’aptitudes à poursuivre sa mission à conduire notre équipe en Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, nous allons le reconduire.
Il se dit que la FIF a été suspendue par la FIFA en 2016. Quelle est la vérité sur cette affaire ?
Nous n’avons pas été suspendus en 2016 par la FIFA. Contrairement à ce qui se dit. En 2016, nous avons été audités par PWC. L’audit a eu lieu en Juillet 2016. En août 2016, PWC a fait ses observations. Nous avons répondu en septembre 2016. Quand PWC a reçu la réponse, les gens ont estimé qu’ils avaient besoin d’informations sur des éléments. Avant le programme Forward, il y avait le Programme d’assistance Financière (PAF) que la FIFA donnait à chaque Fédération d’un montant de 250.000 dollars par an, soit 125 millions FCFA. La FIFA fait obligation d’accorder 15% de ses fonds au développement du football féminin. Ces 15% représentent 37 500 dollars. En FCFA, cela fait 18 750 000 FCFA. Après son audit, PWC dit que nous avons mis sur l’année 2015, 5000 dollars à la disposition du football féminin. À une réunion à la FIFA en octobre 2016, la Secrétaire générale de la FIFA a attiré mon attention sur ce fait. Elle m’a demandé de rencontrer la commission d’audit, car le cas de la FIF a été évoqué. Ce que j’ai fait. Il nous reproche d’avoir mis seulement 5000 dollars dans le football féminin. J’ai désapprouvé ce point d’observation de l’audit. Le salaire de Touré Clémentine sur une année dépasse ce montant. Si l’on prend en compte tous les stages, la préparation de l’équipe féminine, nous avons dépassé ce montant. Ils ont demandé d’apporter les justificatifs. Je suis reparti sur Paris, j’ai demandé à Florent Kanga d’apporter tous les justificatifs. Autre point d’observation, ils faisaient croire que le commissaire aux comptes n’était pas inscrit dans le tableau des commissaires aux comptes. J’ai présenté les justificatifs à la commission d’audit de la FIFA. J’ai présenté les documents relatifs au commissaire aux comptes. La réserve a été levée. Pour le football féminin, j’ai apporté les preuves de toutes les compétitions faites en 2015, et le financement de l’équipe nationale qui a participé à la Coupe du monde au Canada. Ils nous ont reproché d’avoir payé en espèces les joueuses. Nous avons répondu oui. C’est le transport des joueuses. On ne paye pas le ‘’Gbaka’’, le transport en commun avec carte de crédit. C’est la réalité du terrain. Quand on a fini la séance en octobre 2016, la FIFA venait de lancer le programme Forward. La Commission m’a dit comme depuis 2015, la FIF n’a rien reçu, pour l’année 2016, comme le fonds Forward est en deux parties, il y’a un montant de 500 000 dollars pour le fonctionnement et 750 000 dollars pour les projets. Faites la demande pour les 500 00 dollars, on vous le donnera. J’ai répondu : ‘’ Je ne suis pas le président, mais je vais vous dire qu’on ne prendra pas cet argent’’. J’ai dit qu’on ne prendra pas parce qu’il faut une lettre de levée de réserves. Nous avons reçu la lettre de levée de réserve le 16 janvier 2017. Entre temps, le dossier d’Abobo et Yopougon était sur la table. Ils m’ont demandé de signer le contrat pour lancer le projet de construction des terrains synthétiques d’Abobo et Yopougon. Ce que j’ai fait. Nous sommes en octobre 2016. Si la FIF était suspendue, on ne m’aurait pas fait signer le contrat. Cela veut dire que tous ceux qui ont fait croire que nous avons été suspendus par la FIFA en 2016, n’ont pas dit la vérité.
Une folle rumeur fait état de ce que le président Sidy et vous, avez en 2012, effectué un retrait en espèces de plus de 3 milliards FCFA pour votre propre compte.
Vous avez dû entendre sur les réseaux sociaux que nous avons retiré en espèces 3.8 milliards FCFA. Sidy Diallo et moi avons volé cet argent. Peut-on voler 3.8 milliards FCFA en Côte d’Ivoire et être tranquille ? Nous avons expliqué à l’assemblée que ces 3.8 milliards FCFA correspondent à l’utilisation des fonds sur la CAN 2012 dont le budget était de 4.6 milliards FCFA ; montant FIF et montant ministère des Sports. Et l’ACCT, le Trésor a décidé de faire la part des choses ; FIF nous allons vous donner votre argent, ministère des Sports, vous allez avoir votre part ; chacun gérant ces fonds pour la CAN 2012. (…) La préparation a commencé avec un peu de retard, et il fallait payer l’hôtel. Comment vous payez l’hôtel ? Vous faites un virement, le temps qu’il passe, on vous chasse de l’hôtel. Compte tenu du retard, nous avons fait partir le directeur exécutif à Abu Dhabi pour porter l’argent et payer les primes. Pour ce faire, le Trésor a mis à disposition un certificat administratif qui atteste que le Trésor a mis à disposition de la FIF tel montant par chèque. C’est moi qui ai représenté la Fif pour récupérer le chèque. Un chèque de 165 millions FCFA (ndlr, il présente le certificat administratif et le chèque). Ce chèque a été fait à l’ordre de la Fédération de Football, équipe nationale, dont les comptes sont logés dans les livres de la BNI. Avec ça, nous faisons une attestation de transfert de fonds pour autoriser le départ de la Côte d’Ivoire avec l’argent. Quand cela est fait, on dépose ça sur le compte, on retire l’argent en espèces, on fait le change en euro ; et c’est avec les euros qu’on part. Nous sommes allés avec les Euros pour payer les primes à Abu Dhabi. Quand nous sommes rentrés à Malabo, étant donné que nous n’avons pas la même monnaie, le FCFA Afrique de l’ouest, nous avons fait nos transactions avec l’Euro. Si vous faites des virements, le temps d’arriver là-bas, les virements n’étant pas arrivés puisque les fonds ne sont pas mis à disposition dans les délais, vous n’allez pas avoir accès. La procédure était donc de faire un certificat administratif, une autorisation de transport de fonds. Et dès que vous passez une frontière vous présentez les documents. Nous avons transporté ces fonds. Nous avons payé pour l’hébergement à Abu Dhabi 85. 550 000 FCFA. Avant ça, le transport aérien, 9 717 600 FCFA. Le transport aérien pour Abu Dhabi- Malabo, 53 millions FCFA. Le Transport aérien Paris –Abu Dhabi – Johannesburg- Malabo-Libreville, 110 millions FCFA. Les Frais de remboursement de transport des joueurs, 10 millions FCFA. L’ indemnité de délégation, 31 millions FCFA , 20 millions FCFA pour la vacation des encadreurs expatriés, la vacation des entraineurs locaux 58 millions FCFA ; les charges diverses ( assurances , location de véhicules … ) 30 millions FCFA et frais d’organisation de trois matchs amicaux 250 millions FCFA. Cette première partie fait un total de 619 millions FCFA. La partie participation. Ici, nous avons les primes, le transport aérien Abidjan-Malabo-Abidjan, les indemnités vacation et primes pendant la compétition ; une phase pendant préparation et la participation. La première phase a été financée et c’est nous qui avons reçu l’argent et c’est nous qui avons fait le change et c’est nous qui avons payé jusqu’en quart de finale. En quart de finale, l’agent- comptable du Trésor est venu lui-même à Malabo avec les primes. Il a effectué deux voyages. Il a payé les primes de quart de finale et les primes de demi-finale. La seule prime qu’il n’a pas payée sur place, c’est celle de la finale. Parce qu’on perdu le match. Quand il est retourné avec l’argent, le président Sidy a écrit au Président de la République d’accepter de payer la prime de victoire qui est de 10 millions FCFA par joueur, compte tenu du parcours de la sélection. Elle a été payée à chaque joueur. L’entraîneur ayant le double de la prime. Tout ceci a été fait en espèces. Quand nous sommes revenus de la CAN 2012, nous avons écrit au président de la République le 23 avril 2012. Nous avons indiqué au président de la République que nous avons géré les fonds en bon père de famille. Par conséquent, nous avons dégagé un reliquat 250 millions FCFA. Nous avons ramené de la CAN 2012, 250 millions FCFA. Les gens pensent qu’on vole. Et nous avons demandé au président de la République de nous laisser les 250 millions FCFA pour que nous puissions développer le football. Nous avons eu l’accord pour utiliser cet argent. Nous n’avons pas peur des auditeurs. Nous avons déjà rendu compte de tout ceci à l’Assemblée générale. Nous ne sommes pas riches, mais on ne prendra pas l’argent qui ne nous appartient pas. La FIF n’a pas dilapidé les fonds, la FIF gère les ressources de la Fédération en bon père de famille.

afrikmag.com

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