10302020Headline:

Côte d’Ivoire: Un très mauvais coup se prépare contre Affi N’Guessan

 

Pascal-Affi-Nguessan

Que ne feront-ils pas pour faire « sauter » Pascal Affi N’Guessan de son fauteuil de président du Front populaire ivoirien (Fpi) ? Les adversaires de l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo ne manquent pas d’idées.

Quasiment tous les jours, ils réfléchissent aux stratégies en vue d’éjecter « le lion du Moronou » au congrès prévu du 11 au 14 décembre 2014.
Soro Kelofohoua, Secrétaire général de la Fédération Fpi de Sinématiali (District des savanes), a pris l’initiative de faire de Laurent Gbagbo, candidat au poste de président du parti. Si cette action aboutit, l’ancien chef de l’État ivoirien, bien qu’étant en détention à La Haye, affrontera ainsi Affi N’Guessan qui a déjà affiché ses ambitions pour cette élection. Pour faire adhérer un grand nombre de militants à cette démarche, Soro Kelofohoua a lancé une pétition à l’endroit de ses camarades fédéraux.

Hier dimanche 5 octobre 2014, il était à Mama, village de Laurent Gbagbo. Au cours de la rentrée de la fédération Fpi de Gagnoa, dans cette localité, il a pris la parole pour lancer « l’appel de Mama ». Se présentant comme le Porte-parole des Secrétaires généraux de fédération du Fpi, M. Soro a expliqué pourquoi la candidature du premier président du Fpi peut éviter l’implosion du parti. Il a fait cette annonce en présence d’Amon Ago Marthe, 12ème vice-présidente chargée de la Coordination des actions pour la libération de Laurent Gbagbo. Elle était la marraine de cette cérémonie.

Joint par téléphone après le meeting de Mama, Soro Kelofohoua a donné ses motivations. « Nous avons suscité la candidature de Laurent Gbagbo au poste de président du parti au congrès de décembre prochain. Notre objectif est d’éviter l’implosion du parti parce que vous êtes sans savoir qu’il y a plusieurs tendances qui se battent actuellement pour contrôler le Fpi. Si un camp gagne sur l’autre au congrès, il va diriger seul. Ce qui risque d’affaiblir le parti alors que Laurent Gbagbo, lui, est l’élément fédérateur. S’il est élu à la tête du parti, il va unir tout le monde », a expliqué M. Soro. Il a indiqué, pour atteindre cet objectif, avoir lancé une pétition pour recueillir la signature des fédéraux depuis le 27 septembre 2014. « J’ai déjà recueilli 45 signatures des fédéraux sur 96 fédérations qui fonctionnent actuellement. Vous devez savoir qu’il y a des fédérations qui sont en instance de renouvellement à partir du 10 octobre 2014. Donc, nous attendons la fin de ces élections pour aller vers ces camarades fédéraux », a-t-il révélé.

Pour lui, contrairement à ce que certains pourront penser, le choix de M. Gbagbo n’est pas « anachronique ». Il a pris l’exemple de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy qui cherche actuellement à reprendre la tête de son parti. Bien avant, Soro Kelofohoua a dit que Nelson Mandela avait porté à la tête son parti après sa condamnation à 27 ans de prison. « La justice internationale n’a pas d’incidence sur notre choix. C’est une élection interne au parti. Nelson Mandela était vice-président quand il était en procès.

Mais après sa condamnation, il a été porté comme président de l’Anc », a rappelé Secrétaire général de la Fédérale du Fpi de Sinématiali.
Même s’ils ne le disent pas ouvertement, les adversaires d’Affi N’Guessan espèrent avoir trouvé l’arme fatale pour l’abattre. Pour eux, il sera difficile que le leader du Fpi gagne une élection face à son « maître », Laurent Gbagbo.

SYLLA Arouna

 soir info

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