11162018Headline:

Abidjan: Tibor Nagy prend la température de l’Afrique de l’ouest.

Nommé secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, à la mi- septembre, Tibor Nagy a entamé une tournée en Afrique de l’ouest. L’émissaire de Donald Trump se rendra dans les grandes capitales de la sous-région, prenant le soit d’éviter royalement Abidjan.

Les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique étaient en froid après que le Président Donald Trump ait traité les Etats africains de « pays de merde ». Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, et Washington entend renouer de bonnes relations avec le continent face à la percée de la Chine qui veille à une progression de la coopération sino-africaine.

Aussi, le Président américain vient de nommer Tibor Nagy en remplacement de l’intérimaire Donald Yamamoto. Le nouveau Monsieur Afrique de la Maison Blanche a pour mission de renouer les liens entre Washington et les Etats africains. A cet effet, le diplomate américain entame sa première tournée en Afrique de l’ouest, une partie du continent qu’il connait très bien pour y avoir servi pendant une vingtaine d’années.

Dans un périple qui le conduira à Lomé (Togo), le 1er novembre, à Conakry (Guinée), du 2 au 4 novembre, à Bamako (Mali), le 7 novembre, et enfin à Abuja (Nigeria), le 10 novembre, l’approche de Tibor Nagy est la même. « Il convient aujourd’hui de regarder l’Afrique à travers le pare-brise, et non plus dans le rétroviseur », a-t-il déclaré.

Mais l’on note que pour cette tournée ouest-africaine, Abidjan, la capitale ivoirienne, ne figure pas sur l’agenda de l’émissaire de Trump.

Y’aurait-il une raison particulière à cette situation ? La destination Abidjan ne serait-elle plus prisée par les Occidentaux ? Le récent rapport de l’Union européenne sur le pays a-t-il eu son pesant d’or dans cette décision des autorités américaines ?

Notons que la Côte d’Ivoire vient de connaître une période de tension avec les élections locales, du 13 octobre dernier. A ce sujet, l’approche de l’ancien ambassadeur américain est formelle : « En Afrique, les États-Unis ne soutiennent pas des candidats, mais des processus électoraux clairs et transparents. »

Ceci pourrait certainement expliquer cela.

Et pourtant, le Président Alassane Ouattara s’était évertué à déblacklister la Côte d’Ivoire dès son accession à la Magistrature suprême.

 

jeune afrique

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment