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Burkina Faso/Situation socio-politique: début des plaidoiries des parties civiles au procès du putsch manqué

Mercredi 12 juin 2019 – L’audience du procès  du putsch  manqué a repris ce mardi 11 juin 2019, avec le début des plaidoiries  des parties civiles qui ont appelé à rendre justice selon la responsabilité et la repentance des accusés.

Selon Me Souleymane Ouédraogo, avocat des parties civiles, les accusés en trois sous-groupes, ceux contre ‘’lesquels il n’y a pas suffisamment de charges, les accusés qui ont choisi de se repentir et ceux qui ont choisi de tout nier malgré l’évidence des charges’’.

‘’Vous avez la lourde et redoutable tâche de dire le droit. Les parties civiles vous font confiance. Elles ne vous demandent pas l’aumône, des faveurs, mais simplement la justice. Les Burkinabè ont le regard tourné vers vous, le monde vous regarde’’, a-t-il lancé au tribunal militaire présidé par le juge Seidou Ouédraogo.

‘’Votre décision doit indiquer aux militaires que le pouvoir politique se conquiert par les urnes et non par les armes. Votre décision doit conforter l’État de droit et fermer la porte de l’impunité’’, a ajouté Me Souleymane Ouédraogo.

‘’Les Burkinabè et le reste du monde ont le regard tourné vers vous (le tribunal)’’, a déclaré l’avocat, appelant à rendre justice seulement plutôt qu’une vengeance car les parties civiles gardent le sens de l’humanisme et n’ont pas de haine à l’ égard des accusés. 

«Nous voulons qu’au sortir de ce procès nous puissions dire plus jamais ça », a soutenu Me Prosper Farama, un autre avocat de la partie civile. 

Faisant la genèse des évènements du coup d’état du 15 septembre et jours suivants, Me Zarata Ouédraogo a indiqué que tous les faits principaux ont pour fil conducteur le général Gilbert Diendéré, principal accusé dans ce procès, aux côtés de de 80 autres personnes dont le général Djibrill Bassolé. 

Pour Me Ali Néya, le général Gilbert Diendéré est ‘’l’auteur intellectuel’’ du coup d’État. Il a invité le tribunal à déclarer les généraux Diendéré et Bassolé « coupables de trahison » pour avoir comploté avec des puissances étrangères en vue de déstabiliser le pays. 

Me Néya a également cité neuf autres anciens sous-officiers de l’ex régiment de sécurité présidentielle (RSP) Jean Florent Nion, Sami Dah, Roger Koussoubé, Mohamed Zerbo, Eloi Badiel, Boureima Zouré, Wekouri Kossé, Pascal Moukoro, Moussa Nébié, Adama Diallo, comme le noyau ayant perpétré le putsch, appelant le tribunal à les reconnaître coupables d’atteinte à la sûreté de l’état.

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