12102016Headline:

Côte d’Ivoire/200 “microbes” retirés des rues et convoyés à M’bahiakro / De possibles liens entre terroristes et ” microbes ” dévoilés

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200 “microbes” retirés des rues et convoyés à M’bahiakro Ce qu’ils vont faire De possibles liens entre terroristes et ” microbes ” dévoilés

200 ”microbes” en route pour M’bahiakro.

Ces adolescents qui agressent les populations dans les rues d’Abidjan devraient être convoyés dans cette localité au centre de la Côte d’Ivoire pour une resocialisation, selon Apa news, une agence de presse panafricaine.

L’information a été communiquée par Fidèle Sarassoro, assistant spécial du chef de l’État et secrétaire du Conseil national de sécurité (Cns), vendredi 11 novembre, en marge d’un séminaire sur l’extrémisme en Afrique de l’Ouest qui se tient à Abidjan. Pour le collaborateur d’Alassane Ouattara, ces enfants, parce que vulnérables, pourraient être instrumentalisés par les terroristes. D’où la volonté du gouvernement de les resocialiser. « Ces enfants constituent un risque pour la société et peuvent être un terreau pour les terroristes », a-t-il fait savoir, craignant ainsi un possible lien entre ces mineurs en situation de conflit avec la loi et des organisations terroristes. Ces 200 enfants vont être formés pendant 06 mois à M’bahiakro, afin de leur donner une chance d’être réinsérés dans le tissus social ivoirien.

Toujours selon Apa news, le patron de l’ex-Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants (Addr) a indiqué que la question a été examinée au niveau du Conseil national de sécurité (Cns) et a permis de dégager « deux approches ». Il s’agit, selon lui, de mécanismes de sécurisation des populations avec les forces de police et de resocialisation.

M. Sarassoro a, par ailleurs, donné des causes profondes du phénomène des ”microbes”. Il a soutenu qu’il s’agit des enfants de 08 à 17 ans issus de familles déchirées, élevés par d’autres personnes que leurs parents biologiques, ou vivant dans des familles où la taille moyenne est de 12 à 15 personnes. « Ils sont véritablement en manque d’affection et tombent dans des réseaux qui les utilisent en leur donnant de l’argent ou de la drogue », a-t-il analysé. Ces enfants, croit-il savoir, agissent en bande, agressent, constituent une menace. C’est pourquoi il a annoncé la mise en place d’un programme, en cours, pour aider ces enfants à ”s’en sortir”.  « La réinsertion sociale à travers le retour à l’école, l’apprentissage d’un métier auprès d’un maître à la suite d’une procédure judiciaire, constituent le parcours de ces enfants en conflit avec la loi », a-t-il déclaré, ajoutant que ce dispositif sera renforcé par ”un fond d’aide aux familles démunies”.

  • Y.DOUMBIA
  • linfodrome

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