08212017Headline:

Gabon: Jean Ping entendu par la Police judiciaire

Gabon: Jean Ping entendu par la Police judiciaire
Les clés de compréhension de cette affaire remontent, selon notre enquête, à la manifestation interdite de Rio, le 20 décembre 2014. Des jeunes sont alors « embauchés » par l’opposition le Front Uni pour marcher contre le système en place, et réclamer la « démission immédiate » du président Ali Bongo Ondimba.

Seulement la répression a été « massive et violente », un étudiant officiellement perd la vie, de nombreux autres jeunes, (précisément 101 au total), sont interpellés puis jugés quelques jours plus tard. D’autres réussissent à s’enfuir.

Le 12 janvier, près de 300 jeunes prennent d’assaut la copropriété de Jean Ping, un des membres influents de l’opposition gabonaise, et qui était au-devant de la fameuse marche de Rio. Dans le raffut, Jean Ping dit avoir entendu ses agresseurs exiger la libération des jeunes interpellés.

Pour eux, l’opposant serait le responsable de ces interpellations. Conséquences : des baies vitrées brisées à coups de pierres, un portail vandalisé. Les gardiens du domicile ont dû tirer une balle en l’air pour disperser les assaillants, retenant captifs dans la foulée, 16 d’entre eux.

La police est intervenue des heures plus tard. Des pourparlers ont été engagés avec Jean Ping avant qu’il ne libère les jeunes en question, et les remette aux forces de police.

Retournement de situation

L’audition des 16 jeunes va révéler ce qui a conduit à l’audition de Jean Ping à la police judiciaire. En effet, les présumés agresseurs avouent avoir manifesté au domicile de M. Ping pour réclamer le paiement des 5000 à 10 000F CFA (7,62 à 15,24 euros) qui leur avaient été promis s’ils prenaient part à la marche organisée par l’opposition le 20 décembre dernier.

En outre, ils disent avoir été torturés et menacés par le propriétaire des lieux. Et sur ces derniers faits, l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine a été entendu le 19 Janvier. Les faits qui lui sont reprochés sont «séquestration et port illégal d’armes à feu par ses gardes».

Pour sa défense, Jean Ping déclare avoir estimé qu’il s’agissait d’une « opération commando » pour l’assassiner. La plainte qu’il a déposée à ce moment-là n’aboutira cependant pas. Il sera relaxé quelques heures après l’audition, la suite de l’affaire reste très attendue.
Retrouvez cet article sur afriqueactualite.com

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