01192020Headline:

Nathalie Yamb, une action judiciaire contre le Gouvernement ivoirien ?

Nathalie Yamb a été expulsée de la Côte d’Ivoire, le 2 décembre 2019, pour, dit-on, « activités incompatibles avec l’intérêt national ». L’affaire est en train de prendre des tournures qui pourraient déboucher sur un couac judiciaire, voire diplomatique.

Nathalie Yamb devient de plus en plus populaire après son expulsion par les autorités ivoiriennes. Après sa sortie fracassante contre le système Françafrique au Sommet Russie-Afrique de Sotchi, fin octobre, la militante panafricaniste avait reçu des soutiens de certains de ses pairs. Mais cela lui a causé quelques ennuis, notamment son bannissement de Wikipédia et la restriction de l’une de ses pages Facebook.

Les choses sont par ailleurs allées de mal en pis, car la Conseillère exécutive du fondateur de Liberté et démocratie pour la République (Lider, opposition) a été convoquée à la Préfecture de police d’Abidjan, puis expulsée de la Côte d’Ivoire sous « forte escorte policière ». La cerise sur le gâteau, c’est que des informations confidentielles contenues sur le passeport diplomatique de Nathalie Yamb remis aux autorités policières ont été divulguées sur les réseaux sociaux.

Mamadou Koulibaly, lors de ses sorties hebdomadaires médiatiques des jeudis, s’est donc insurgé contre l’acharnement contre sa militante. À propos de la divulgation de ses informations personnelles, le candidat annoncé à la présidentielle de 2020 a déploré : « Le Gouvernement a eu le grand plaisir de divulguer les données personnelles du passeport de Madame Yamb juste pour se venger des militants de Lider qui ont mis en ligne la convocation, qui était vide d’ailleurs puisqu’il n’y avait aucune donnée sur cette convocation. »

Puis, il ouvre cette lucarne : « C’est à elle de voir quelle suite donner à cela à partir de là où elle est. Parce que c’est le Gouvernement lui-même qui a pris des lois pour protéger les données personnelles. » Mais il ne se fait aucune illusion à ce sujet. « Il n’y aura pas de suite très probablement », s’est-il désolé.

Zasso Patrick a cependant jeté un pavé dans la mare de Nathalie Yamb. « La possession d’un passeport diplomatique par une personne qui n’en a ni qualité, ni prérogative, ni même la nationalité du pays concerné, constitue un délit de faux et usage de faux, susceptible d’une mesure de détention suivie de poursuites judiciaires », a-t-il répliqué.

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