10192018Headline:

Cameroun: Kamto est phase avec la loi selon son porte-parole ?

Bibou Nissack, le porte-parole de l’opposant Maurice Kamto, a soutenu mercredi, à Yaoundé, que la sortie du candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), qui a revendiqué la victoire à la présidentielle de dimanche, restait en accord avec la loi, lors d’une conférence de presse.

“La sortie récente de Kamto reste en accord avec la loi et son dispositif, contenu dans le code électoral”, a dit Nissack, soutenant que “dans chaque bureau de vote, une fois le dépouillement est achevé, les résultats après compilation, sont immédiatement rendus publics.”

Lundi, l’opposant s’est déclaré vainqueur de la présidentielle et a réclamé une “transmission pacifique du pouvoir” avec le chef de l’Etat sortant Paul Biya.

“J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué”. “J’ai reçu du peuple un mandat clair que j’entends défendre jusqu’au bout”, a déclaré l’ancien ministre de délégué à la Justice (2004-2011), rallié juste avant le scrutin par l’ex-bâtonnier, Akere Muna.

Quelques heures après les déclarations de Kamto, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, pouvoir), a exprimé lundi son “indignation” et sa “préoccupation face à ces déclarations irresponsables, séditieuses et sans fondement.”

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma a évoqué une “atteinte grave extrêmement grave pour toute la nation”, estimant qu’il s’est “volontairement mis en marge des institutions.”

“Revendiquer ces résultats qui sont rendus publics, ce n’est pas s’autoproclamer président de la République”, a indiqué le porte-parole de Kamto, ajoutant : “personne n’est dupe.”

Au soir du scrutin dimanche, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a appelé au “respect scrupuleux des lois” et mis en garde les candidats prévenant que “toute forme de remise en cause du verdict des urnes, en dehors des voies légales, ne sera pas tolérée”, car “personne n’a le droit de se substituer” au Conseil constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats.

Plus de six millions d’électeurs étaient appelés à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont le chef de l’Etat, M. Biya (85 ans) briguant un septième mandat consécutif.

Les résultats devraient être connus au plus tard le 22 octobre, soit 15 jours après le vote.

 

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