10222018Headline:

Mali: Soumaila Cissé conteste toujours les résultats de la présidentielle.

Le chef de file de l’opposition malienne, Soumaila Cissé a “rejeté catégoriquement” jeudi à Bamako, le verdict de l’élection présidentielle, entériné lundi par la Cour constitutionnelle du Mali, estimant en être “le légitime vainqueur”, lors d’un point de presse.

Selon les résultats définitifs officiels du second tour de la présidentielle malienne, le président sortant, Ibrahim Boubacar Kéita, dit IBK a obtenu 67,16% des suffrages, contre 32,84% pour son adversaire M. Cissé, avec un taux de participation de 34,42%.

“Je rejette catégoriquement et sans équivoque les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle”, a affirmé avec force Soumaila Cissé, expliquant: “en 2002 et 2013, j’ai reconnu la victoire de mes adversaires”. Cette fois, le vote a été “truffé de faux et de mensonges”, a-t-il insisté.

“Que les bricoleurs d’élection tronquée sachent que leur prétendue gloire et leur victoire factice est une illusion éphémère”, a fait savoir l’opposant, expliquant que “rien de solide ne peut se bâtir dans le mensonge”.

Poursuivant, Soumaila Cissé a appelé à l’union des “candidats à la présidentielle”, afin de le rejoindre et constituer “un large front, pour le respect de la démocratie” au Mali, soutenant que “le système actuel de fraude risque de créer un monstre démocratique, dans lequel les mêmes clans vont contrôler les collectivités” aux élections locales, prévues avant la fin de l’année, “si rien n’est fait”.

A la tête d’un mouvement de protestation le 18 août dans les rues de Bamako, Soumaila Cissé qui dénonce des fraudes depuis le premier tour de la présidentielle le 29 juillet, a appelé ses partisans à un nouveau rassemblement éclaté, samedi dans la capitale, les villes de l’intérieur et dans la diaspora.

Je souhaite une “marche pacifique, sans violence samedi, afin de restaurer la démocratie” au Mali, a indiqué l’opposant.

Lundi, IBK, son principal challenger, officiellement reconduit dans ses fonctions de président de la République pour un nouveau quinquennat, a dans un discours, tendu la main à M. Cissé, expliquant que “l’unité est la grande urgence de ce moment” au Mali, et assuré que “cela n’est pas un slogan de victoire, mais une nécessité pour la stabilité” du pays.

 

jeune afrique

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