10212017Headline:

Côte d’Ivoire-RDC: Les danses « Coupé décalé » et « Ndombolo » en guerre !

RDC - Côte d'Ivoire : Les danses « Coupé décalé » et « Ndombolo » en guerre !

« Coupé décalé » interdit en RDC, « Ndombolo » frappé d’embargo en Côte d’Ivoire. A en croire les rumeurs d’abidjan.net, pour le premier, son embargo se situe juste au niveau des Disk-Jokeurs (DJ) des maquis et night clubs de la Côte d’Ivoire (donc pas officiel), mais le deuxième est interdit de diffusion dans les médias et dans les places publiques par les autorités congolaises de la Commission nationale de censure dans le but d’assainir les mœurs et concourir à la campagne de la nouvelle citoyenneté.

Cet affrontement musical n’est pas à mettre dans le même sac que la récente rencontre du football entre les Léopards de la RDC et les Eléphants de la Côte d’Ivoire qui s’est soldé par une victoire à l’extérieur pour chaque pays, bien que le match chez Alassane Drame Ouattara reste sensationnel.

« La vérité est têtue », dit-on. Dans la capitale congolaise, la musique dite « coupé décalé », dont on connait ses origines congolaises, est vecteur de plusieurs maux teintés des insanités linguistiques. Mais aussi, elle contient des caractéristiques d’être les œuvres artistiques des groupuscules ou des badauds qui sont parfois à la base de kuluna ou autres anti valeurs dénoncés dans la société et par la police.

Pour combattre la délinquance juvénile, il fallait attraper les taureaux par les cornes. Interdire ce genre de musique qui transmet la violence et qui vocifère les injures aux oreilles de tous, c’est une décision digne et honnête, pour certaines langues. Ici, l’objectif n’est pas la musique ivoirienne qui est visée, mais le coupé décalé, l’un des genres musicaux invoiriens. Pour preuve, Serge Benaux, artiste ivoirien de ce style, est passé plus de deux fois sur les télévisions congolaises.

Colère de qui ? Colère de quoi ?
Au pays de Soro Guillaume et de Didier Drogba, les Dj de boite de nuit(night club) se sont donnés de « mots d’ordre » pour rendre la pièce de la monnaie aux congolais pensant que la décision prise a pour but de ralentir leur élan de conquête.

Koaci.com, un site ivoirien, constate que le ndombolo se fait de plus rare dans les coins d’ambiances à Abidjan. A lire cette dernière source, « Un mot d’ordre d’interdire la musique congolaise dans les maquis a donc été lancé par le président des DJ », et de souligner qu’entre eux, « Ils multiplient actuellement cette campagne sur les réseaux sociaux pour que la consigne soit respectée ».

Pour cette vague, apprend-t-on, qui n’a pas encore convaincu tous les Dj protagonistes du coupé décalé, les raisons avancées par Kinshasa ne tiennent pas débout et sont plutôt contraires aux objectifs du Coupé Décalé qui visent le plaisir des mélomanes et le bonheur de ses adeptes.

Le contraste du terrain
Décision plus Réaliste égal un fossé. Sur terrain à Kinshasa, surtout pendant la période des festivités de fin d’année, le coupé décalé dans les places publiques a été présent dans toutes les sonos comme si rien n’était.

De l’autre côté, Abidjan regorge d’endroits qui proposent de la « Rumba » congolaise jouée en direct par des groupes d’interprétations. Ces derniers connaissent un succès certains. Doivent-ils aller en trêve ou continuer à égailler les abidjanais dont on connait la passion pour la musique congolaise ?

Il est important de noter que la différence entre le coupé décalé et le ndombolo se situe dans la vitesse de l’exécution de chaque style. Le premier étant une variance rapide et constante du deuxième qui se base sur la grosse caisse, les deux acteurs de cette aventure n’ont pas précisés l’échéance de leur démarche.Donc, l’on se pose la question ; Jusqu’où ira cette affaire qui ressemble déjà à une partie de ping-pong.

Ce qui est sûr, à l’ère de la téléphonie cellulaire ou des Technologies de l’Information et de la Communication, il est actuellement très difficile d’interdire la diffusion d’une œuvre audio ou vidéo. Avec Watshap, facebook, bluetooth, viber,… les congolais et ivoiriens n’ont pas besoin d’attendre les télévisions ou les Dj pour danser et chanter.

(Onassis Mutombo)

Retrouvez cet article sur kongotimes.info

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