10212018Headline:

Côte d’Ivoire: L’affaire Saf-Cacao vue par le Pdt Ouattara.

Saf-Cacao est dans la tourmente ces dernières années du fait d’une importante dette qu’elle a du mal à apurer. Alassane Ouattara estime que la faillite de cette société cacaoyère est due à la mauvaise gestion de ses dirigeants.

Le 18 juillet dernier, le tribunal de Sassandra déclarait la faillite de la Société Amer et Frères (SAF-Cacao) et ordonnait sa liquidation en vue de l’apurement de tous ses passifs. Aussi, à l’approche de la grande traite cacaoyère qui démarre début octobre, les autorités ivoiriennes ont décidé d’intervenir afin de sauver les emplois et les retombées de cette société dans la région portuaire de San Pedro.

Lors de sa conférence de presse du 17 septembre dernier, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly annonçait que le gouvernement allait reprendre en main cette société en vue de sauver les meubles. « On y travaille pour éviter une cessation d’activités parce qu’on sait que SAF-CACAO est important pour l’économie locale de San Pedro. Sachez que le personnel est à la date d’aujourd’hui encore payé », a-t-il indiqué, avant de rassurer les acteurs de la filière sur l’urgence de la situation : « Je crois que la question pourra trouver solution avant la prochaine campagne. »

A l’occasion du Forum économique du patronat ivoirien, ce mardi 25 septembre, le Président Alassane Ouattara avait déclaré : « Tout le monde dit que pour Saf-Cacao, s’il n’y a pas de mesures spéciales, il y aura une faillite du système bancaire, il n’est pas question de faire quoi que ce soit pour arranger les choses entre guillemets pour une entreprise qui a été mal gérée et qui a fait de la spéculation. »

Poursuivant, le chef de l’Etat ivoirien pointe la responsabilité des banques dans cette banqueroute de la société nourricière du deuxième port ivoirien : « Je veux être très claire là-dessus et dire que les banques doivent être responsables pour faciliter l’industrialisation des PME, mais également faire en sorte que le secteur privé en général puisse être dans de meilleures conditions de compétitivité. »

Notons que la filière cacao est un maillon essentiel de l’économie ivoirienne. Une chute des cours internationaux avait entrainé, en 2017, la réduction du budget ivoirien de 10%. C’est dire combien de fois les autorités ivoiriennes mettent un point d’honneur à sauver la filière cacaoyère en dépit des nombreux scandales qui éclaboussent le Conseil du café-cacao (CCC), l’organe de gestion.

 

afrique-sur7.fr

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