08192018Headline:

Burkina:la presse française revèle que le chef d’Etat major de Ouattara est impliqué dans le  coup d’Etat de 2015 et…

Un rapport de la justice Burkinabé vient de mettre en évidence l’implication du chef d’Etat major d’Alassane Ouattara dans le  coup d’Etat militaire au Burkina en 2015.

L’information est rapportée ce dimanche par la presse française.

En effet, comme nous vous l’annoncions vendredi en exclusivité, le media parisien  Mediapart s’est emparé du dossier judiciaire burkinabé en instruction depuis 2016.

Nos confrères rapportent que l’instruction cible particulièrement le général Vagondo Diomandé, qui officie en tant que chef d’état-major particulier d’Alassane Ouattara depuis son accession au pouvoir.

“Son nom apparaît à la page 123 de l’ordonnance du juge, dans un long passage résumant les déclarations du général Diendéré. Celui-ci « reconnaît avoir ordonné [une] mission de récupération [de] matériel et [de] fonds à la frontière ivoirienne », et affirme avoir contacté pour cela « le Chef d’État-major Particulier de la Présidence de la Côte d’Ivoire …. Ces déclarations posent la question de l’implication directe d’Alassane Ouattara dans ce coup d’État. On imagine mal son chef d’état-major particulier envoyer de l’argent à des putschistes sans son aval : les deux hommes se connaissent depuis longtemps (Diomandé était déjà son aide de camp au début des années 1990) et le président, qui l’a rappelé à ses côtés en décembre 2013 et qui l’a promu au grade de général de division en décembre 2016, semble lui faire entière confiance. Diomandé cumule d’ailleurs les honneurs ces derniers temps : le 20 avril dernier, il a été décoré par l’ambassadeur de France, Georges Serre, des insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite.».” peut on lire dans l’article de nos confrères paru ce jour dans lequel est confirmée notre information de livraison d’armes (grenades lacrymogènes, ndlr) et d’argent au camp putschiste par un hélicoptère de l’armée ivoirienne posé en territoire burkinabé à proximité de la frontière ivoirienne le 19 septembre 2015.

Nos confrères rapportent par ailleurs que  Guillaume Soro n’était qu’en mission “bien moins impliqué dans cette affaire que d’autres hauts dirigeants ivoiriens très proches du président”.

Les révélations de la presse française mettent en évidence le fait que, quand Soro parle de secrets d’Etat ce ne sont des paroles en l’air, le président de l’Assemblée nationale aurait pu “balancer” Ouattara depuis le début de cette affaire qui a soulevé nombre de polémiques l’accablant voire le salissant.

Le rôle secondaire et de “go-between” de Soro pour le compte de qui pourrait bien envoyer un président d’Assemblée Nationale, deuxième personnalité au moment des faits, commence selon la justice burkinabé, à apparaître clairement.

Dans cette affaire avec l’épisode des écoutes, il se sera contenté de dire qu’il était un homme de missions dont la particularité d’être taiseux est à ce jour mis en lumière.

Amy Touré, Abidjan

koaci

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