07242017Headline:

Côte d’Ivoire/ FPI _Marie Odette Lorougnon : Voici nos conditions pour participer aux prochaines élections

lorougnon

Marie-Odette Lorougnon, est vice-présidente du FPI version Laurent Gbagbo. Elle revient sur le scrutin présidentiel passé et pose les conditions de la participation de son parti aux prochaines joutes électorales. Si elle est d’accord pour le retour de l’unité au FPI, elle évoque les conditions que doivent respecter Affi N’guessan et ses partisans.
Avec les résultats de la présidentielle après votre appel au boycott et le débat suscité par le taux de participation, pensez-vous que votre parti constitue la première force politique du pays ?
Les faits sont là pour le démontrer. L’appel du Front populaire ivoirien, dirigé par le président Laurent Gbagbo, représenté par le vice-président Abou Drahamane Sangaré, a bel et bien été entendu et appliqué à la lettre. Cela signifie que nous sommes totalement en phase avec le peuple de Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo lui-même est en phase avec les Ivoiriens. Le FPI a décidé de boycotter cette parodie d’élection et le peuple a répondu massivement à notre appel. Depuis l’opération de retrait des cartes d’électeurs où seulement 9 % des électeurs ont pu le faire, jusqu’au vote lui-même, les Ivoiriens son restés chez eux en refusant de cautionner l’imposture qu’on voulait leur servir. Le taux d’abstention à cette mascarade d’élection estimé à plus de 80 % est une véritable gifle au régime. Le président Laurent Gbagbo reste le maître du jeu politique en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est incontournable. Il n’y a pas de débat là-dessus. Le désert électoral du 25 octobre 2015, confirme que les Ivoiriens ont voté Laurent Gbagbo aux élections de 2010. Il en était le vainqueur et les preuves sont là palpables.
Après l’élection présidentielle dont les résultats sont connus de tous, l’idée de l’unité du FPI fait son chemin. Que préconisez-vous pour que le FPI retrouve son unité ?
Il faut l’humilité de ceux qui sont fautifs, qui ont trahi Laurent Gbagbo et les militants du FPI.
Qui sont les fautifs ?
Ce sont ceux qui ont défié Laurent Gbagbo, qui l’ont traité d’imposteur, de faussaire, qui ont dit que sa signature n’était pas la sienne et qui ont dit qu’ils pouvaient se porter candidat pour ne plus qu’on parle de lui au FPI. Les fautifs c’est ceux-là qui ont saisi la justice de notre bourreau. La justice est notre bourreau parce que Simone Gbagbo est en prison. Dano Djédjé, Oulaye Hubert, Assoa Adou, Lida Kouassi, Samaba David détenu dans un lieu secret, Ayékpa Denis, sont en prison. Koua Justin, Dahi Nestor, Achille Gnahoré, Zagol Alain Durand, tous ces jeunes sont en prison. L’Amiral Vagba Faussignaux, le général Dogbo Blé Bruno, un éminent militaire de carrière, Séka Séka, ces centaines d’innocentes personnes civiles et militaires sont en prison. La justice de Côte d’Ivoire est notre bourreau. Si tu vas vers notre bourreau pour dire met-les en prison pour que je vous accompagne aux élections, ça veut tout dire. Accompagner ton camarade à une élection, c’est pour ça tu défies Gbagbo et tu fais emprisonner tes camarades. Gbagbo t’a révélé au monde, il t’a donné la puissance politique et la puissance financière, tu lui dois beaucoup. Et tu t’associes à ses bourreaux, ça se paie toujours, une telle traitrise.
Beaucoup d’observateurs pensent que l’unité du parti s’impose…
Je pense que pour ce qu’ils ont fait et dans tous les journaux dans lesquels ils se sont répandus, il leur faut l’humilité pour le reconnaitre. Mais l’humilité demande beaucoup de sacrifices.
Le linge sale se lave en famille dit-on ?
Mais le linge sale n’a pas été Sali en famille, mais sur la place publique. C’est pourquoi ce linge sale doit se laver sur la place publique. Emprisonné, Dano Djédjé est enfermé dans une chambre d’hôpital, gardé par des FRCI et interdit de visite. Des professeurs d’université, Hubert Oulaye est agrégé en droit, Dano Djédjé, agrégé en pharmacie, Assoa Adou, un éminent médecin. Des hommes de valeur. Ils n’ont rien fait. Mais parce qu’ils soutiennent Gbagbo, on les jette en prison en fabriquant des délits. Et on ne les juge pas depuis près d’un an.
L’unité du parti ne sera pas facile à se refaire ?
Non je ne le dis pas. Mais ils sont allés trop loin. Ils ont pactisé avec le régime pour faire emprisonner leurs camarades. S’ils peuvent faire la même chose pour les libérer, reconnaitre le congrès de Mama, parce que si on refait l’unité, il faut qu’on sache qui dirige le parti. Nous ne sommes plus prêts à être sous la conduite d’Affi N’guessan.
Son score obtenu à la présidentielle du 25 octobre dernier en est-il pour quelque chose ?
Quand il s’est porté candidat, pourquoi les militants ne l’ont pas suivi ? Pourquoi le peuple ne l’a pas choisi ? Eh bien, parce que le peuple ne choisi pas les traitres et le peuple ne défend pas l’indéfendable. Qu’il tire les leçons.
La répression et les brimades de vos militants se poursuivront certainement sous le nouveau mandat de Ouattara, qui déclarait qu’il retira du FPI toute sa substance. Ne craignez-vous pas qu’il n’y ait plus de possibilité de vous exprimer ?
La possibilité de s’exprimer se crée. Depuis 2011, nous avons décidé de nous exprimer et nous nous exprimons. Depuis 2011, au moment où on larguait les bombes sur la Côte d’Ivoire, au sortir de là, nous avons parlé jusqu’à maintenant et ceux qui ont opté pour la violence ont compris que la violence ne peut pas résoudre les problèmes. La violence ne peut pas empêcher quelqu’un de s’exprimer. Malgré les décisions de réprimer systématiquement les Ivoiriens qui sont attachés à Laurent Gbagbo, rien n’a changé. Qu’ils fassent leur bilan. C’est dans l’entente, le respect et l’humilité qu’on peut faire comprendre à un peuple et non dans la violence. Au contraire, on est aguerri par leur violence. La preuve est que nous parlons et nous continuerons de parler.
Voulez-vous dire que cette déclaration d’Alassane Ouattara ne vous concerne pas ?
Un être humain n’a pas le droit de se comporter comme un dieu sur les autres. La seule décision appartient à Dieu et non à un être humain de vouloir écraser les autres. Le FPI n’acceptera jamais de se faire écraser. Les militants du FPI n’accepteront jamais de se faire écraser.
Vous dites que le FPI a inscrit son combat dans la durée, pensez-vous que vos militants pourront encore tenir longtemps à mener la résistance face à la répression systématique du pouvoir en place ?
Le FPI c’est la formation politique inculquée par le président Laurent Gbagbo. C’est avec la détermination et la conviction politique qu’on parvient au pouvoir. Nous retenons que dans aucun pays du monde, la violence n’a réglé aucun problème. La preuve, c’est que la répression s’abat sur nous mais on arrive toujours à placer un mot. Et par-dessus tout, notre audience s’agrandit. Et on ne cesse de dire ce que Gbagbo nous a enseigné : « Asseyons-nous et discutons ».
Que voulez-vous dire ?
Le peuple sait de quel côté se trouve la vérité. C’est celui qui est dans la vérité qu’on réprime, qu’on oppresse, qu’on marginalise. Et Laurent Gbagbo est dans la vérité, son parti et ses militants sont dans la vérité.
Est-ce que le FPI est prêt à faire comme le RDR qui n’avait participé à l’élection présidentielle de 2000, ni aux législatives mais avait accepté de prendre part aux élections locales ?
Est-ce que les conditions pour des élections justes et transparentes sont réunies ? La réponse est non ! Youssouf Bakayoko est encore à la tête de la CEI, la liste électorale n’est pas révisée avec la participation de tous les acteurs politiques. L’insécurité est grandissante avec le phénomène des microbes, les FRCI avec leurs supplétifs tels que les dozos qu’on a reconnus dans le fonctionnement d’une République. Il y a donc la question de la sécurité qui est une priorité. Si vous remarquez l’accalmie au cours de l’élection présidentielle d’octobre dernier, c’est parce qu’ils étaient entre eux. Ce sont eux qui ont organisé et qui ont proclamé les résultats de ce scrutin. Si le FPI de Laurent Gbagbo était à cette élection, le RDR allait exercer la violence sur nous et dire après que c’est le parti de Gbagbo qui est violent.
Ce sont des accusations graves…

C’est le RDR qui a amené la violence dans la prise du pouvoir. Laurent Gbagbo a un slogan : « Asseyons-nous et discutons ». Il nous a enseigné que le pouvoir ne se trouve pas dans les machettes ni dans les fusils, ni dans les bombes mais dans les urnes. Gbagbo nous a enseigné qu’il faut vendre nos idées au peuple pour accéder à la tête de l’Etat. Et c’est ce qu’il a fait. Le RDR nous a habitués à la violence.
Que faites-vous pour les conditions changent ?
Nous nous battons pour que ça change.L’une de ces conditions concerne la libération des prisonniers politiques. Accepteriez-vous d’aller à un compromis politique si cette revendication est satisfaite ?Nous ne parlons pas de compromis politique, nous parlons de la démocratie en Côte d’Ivoire. On arrive au compromis politique quand il n’y a pas d’antécédent et des blessures profondes. Nous parlons de la démocratie et des libertés confisquées par le pouvoir RDR dans la violence. Mais nous continuons de nous battre les mains nues avec nos idées pour que les conditions d’élections justes et transparentes soient réunies et que les Ivoiriens se sentent dans la tranquillité pour aller voter. Et ces conditions passent par la libération du président Laurent Gbagbo, de tous les détenus politiques civiles et militaires et du retour sécurisé des exilés.
Vos détracteurs vous accusent d’avoir peur d’affronter la coalition au pouvoir qui détiendrait la majorité ?
Nous sommes le parti politique qui a éduqué le peuple ivoirien sur les élections. Laurent Gbagbo est un enfant des élections. C’est lui le père de la démocratie en Côte d’Ivoire. Je répète qu’il nous a enseigné que le pouvoir se trouve dans les urnes et non dans les machettes et les fusils. Si les conditions changent et que Youssouf Bakayoko n’est plus à la tête de la CEI, alors nous aviserons. C’est le combat de Laurent Gbagbo qui a abouti à la mise en place d’une structure autonome qui se chargera de la préparation et de l’organisation des élections, sinon par le passé cela était du ressort du ministère de l’Intérieur. Le vote à 18 ans, l’urne transparente, le bulletin unique, c’est le résultat du combat de Gbagbo. Tous ceux qui sont du RDR viennent du PDCI. Ils n’avaient jamais fait ces propositions. Les conditions que nous réclamons sont donc connues de tous les Ivoiriens et le pouvoir RDR n’a pas le droit de nous offrir d’autres conditions qui consacrent sa victoire éternelle. Il faut des conditions universelles pour aller aux élections. C’est de façon consensuelle qu’il faut désigner celui qui va gérer les élections. L’institution doit être pour la République et non pour un camp.
Il est hors de question de faire confiance à la CEI actuelle .?
C’est tellement évident. La CEI actuelle est là pour Alassane Ouattara et son régime. Il est évident aujourd’hui que Youssouf Bakayoko est de fait devenu militant du RDR. Il a oublié qu’il est militant du PDCI. Tu peux gagner les élections dans ta circonscription et Youssouf Bakayoko va déclarer ton adversaire du RDR vainqueur. Et quand on va te voler ta victoire, tu ne peux pas aller te plaindre quelque part parce que le Conseil constitutionnel est géré par un militant avéré du RDR en la personne de Koné Mamadou. Le RDR a quadrillé la République de Côte d’Ivoire. En 2010, Laurent Gbagbo a gagné les élections et Youssouf Bakayoko a annoncé le contraire. Les gens n’en parlent pas suffisamment. Une institution nationale prend sur elle la responsabilité d’aller annoncer les résultats d’une élection nationale dans le quartier général d’un candidat. C’est inédit. Cet acte de Youssouf Bakayoko est à l’origine des morts dont on ne parle pas assez.
Le RDR peut aussi vous rétorquer que l’ancien président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’dré était un militant du FPI
Quand tu dénonces, tu ne refais plus la même chose. En son temps, c’est parce que Paul Yao N’dré est un militant du FPI que le RDR n’a pas reconnu la victoire de Gbagbo. Si à ton tour tu arrives au pouvoir, tu ne fais plus ce que tu dénonçais hier. Alassane Ouattara a nommé son camarade Koné Mamadou. Ouattara étant inéligible il fallait son camarade du RDR pour faire de lui un candidat dérivé. Il est un président dérivé. Hier il était candidat exceptionnel aujourd’hui candidat dérivé. Quand est-ce qu’il va être un candidat normal ? Il est candidat dérivé et président élu d’une majorité dérivée de la minorité. Ce n’est pas avec ça que nous allons participer à des élections. Nous avons la capacité de gagner les élections si nous devons y aller, il faut que toutes les conditions sont remplies. Il faut que la République soit respectée. Et quand tu gagnes, il faut que le peuple soit content et approuve. Ils disent avoir gagné et pourtant la République est crispée, le RDR même est crispé. Les résultats dérivés d’un candidat donne de la crispation. Mais je pense qu’en leur for intérieur, ils savent qu’ils n’ont pas gagné, ils savent qu’ils n’ont pas la majorité. Même en déclarant être allié du PDCI, ils savent que la majorité des militants du PDCI ne les ont pas votés. C’est pour cela qu’ils ont peur d’une compétition transparente.
A vous écouter on a l’impression que les autres sont fermés au dialogue. Allez-vous pour autant croiser les bras et vous résigner?
Nous avons fait le choix de la lutte. Nous n’avons jamais renoncé à la lutte. C’est notre façon de lutter avec les mains nues et les idées pour convaincre le peuple et non le violenter encore moins l’obliger à nous suivre. Nous ne sommes pas pour la politique de vaincre et de triompher sans gloire. Le peuple ivoirien et le monde entier a été convaincu de la justesse de notre combat et de nos idées. Le peuple ivoirien sait l’injustice qui est faite au président Gbagbo et à tous ses compagnons de lutte qui sont en prison.
Parlant de réconciliation, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara dit que sa main reste tendue et qu’il est ouvert au dialogue…
Tout le monde observe qu’Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo. Il y a des sacrifices à faire quand tu es à la tête d’un peuple. Je voulais seulement vous donner l’exemple de 2000. En 2000, la candidature d’Alassane Ouattara ayant été rejetée pour nationalité douteuse, le RDR, son parti a refusé de participer aux législatives. Le président Gbagbo en tant garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, a demandé au RDR de participer aux élections locales en posant des actes. Il a donné les 800 millions de financement des partis politiques, alors que le RDR n’est pas représenté à l’Assemblée nationale. Laurent Gbagbo est un homme de sacrifices. Pour Gbagbo, vivre ensemble n’est pas un simple slogan, c’est accompagné d’actions. Après ces sacrifices consentis par le président Gbagbo, le RDR à participé aux élections municipales et en a été le grand vainqueur. Ensuite il ya eu les élections des conseils généraux qui ont vu la victoire équilibrée des trois grands partis, à savoir le FPI, le PDCI et le RDR. Voilà pourquoi je dis qu’Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara est aujourd’hui à la tête de la Côte d’Ivoire, il y a des sacrifices qu’il doit faire. Il doit travailler pour la réconciliation nationale. Il doit revoir les conditions de notre participation aux prochaines élections. Il doit faire en sorte que l’ensemble de la classe politique participe à la vie politique, au jeu démocratique dans notre pays en faisant des sacrifices comme Laurent Gbagbo l’a fait en son temps.
Des Ivoiriens pensent que la victoire d’Alassane Ouattara va exposer la Côte d’Ivoire à cinq autres longues années de privation de liberté. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réaction ?
D’abord le peuple est malheureux parce qu’on lui impose un chef. La communauté internationale se réunie pour imposer des dirigeants à un peuple souverain. Dans ces conditions le peuple se sent humilié et marginalisé. Et ce dirigeant qu’on nous impose n travaille pas pour le peuple qu’il est censé gouverner mais pour les intérêts de l’occident. Le peuple se sent malheureux parce que ce dirigeant qui n’est pas sorti de lui n’a pas d’obligation vis-à-vis de lui. Il n’a pas d’obligation à vous servir donc vous ne pouvez pas le contredire puisqu’il ne vous doit rien. Ils ne nous ont pas envoyé leur éducation pour que nous soyons libres et autonomes. Mais nous n’allons pas l’accepter. Ils savent qu’ils ne peuvent plus continuer la même chose avec les générations d’aujourd’hui, prêtes à lutter pour que l’Afrique soit libre et souveraine.
Un mot sur le procès du président Laurent Gbagbo qui s’ouvre le 28 janvier 2016.
Vous me demandez un mot sur le procès du président Gbagbo ? Eh bien, pour notre part, nous attendons vivement sa libération effective et son retour sur sa terre natale, c’est-à-dire sur la terre de ses ancêtres, en Côte d’Ivoire, parce que Dieu est juste.
Quels enseignements tirez-vous des élections au Burkina Faso ?
Le Burkina vient de nous donner une leçon de démocratie. Le Burkina nous a démontré qu’on peut compter sur une société civile forte pour constituer de contrepouvoir aux gouvernants. Le FPI a déjà félicité le nouveau président élu et je pense qu’il mérite sa victoire. Je pense également que Diabré, le candidat malheureux n’a pas démérité. Il a démontré que dans un pays, il faut une opposition forte pour aboutir à la démocratie. Il a su jouer sa partition. Il a été le chef de l’opposition face à Blaise Compaoré et il a su jouer. S’il y a aujourd’hui la démocratie au Burkina Faso, c’est en partie grâce à lui.
Quelle est votre réaction sur l’affaire des écoutes téléphoniques qui mettent gravement en cause Guillaume Soro ?
Je crois qu’on ne tue pas impunément des êtres humains. Tu peux tuer loin des regards indiscrets, mais le sang de la victime agira et tu seras dévoilé tôt ou tard. Et tu diras au monde entier que c’est toi qui a tué. Dans cette affaire des écoutes téléphoniques, il nous revient que Soro Guillaume a avoué avoir tué Désiré Tagro et IB. Dans ce cas, nous pouvons aujourd’hui affirmer que c’est le même qui a tué Boga Doudou, Dagrou Loula, Dally Oblé, le colonel Yodé. L’assassin de Boga Doudou et de tous ceux que je viens de citer vient de se révéler au monde entier. Le président Gbagbo voulait la paix, l’unité et la cohésion, on lui a causé tous les ennuis que nous savons. Mais Dieu a agi pour lui et l’assassin lui-même a avoué que c’est aussi qui a fait tuer les danseuses d’Adjanou de Sakassou, que c’est lui qui a fait tuer les 60 gendarmes à Bouaké. Que c’est encore lui qui a fait tuer tous ceux qui sont morts dans les conteneurs à Korhogo. Le massacre du peuple wê, les tueries de Guitrozon et Petit Duékoué, la tragédie de Nahibly et de Duékoué-Carrefour, nous pouvons dire que c’est encore lui le responsable de ces crimes impunis. L’assassin s’est révélé nous ne pouvons que dire gloire à Dieu.
Quel est votre point de vue sur les attentas terroristes qui ont récemment endeuillés la France et le Mali?
Ce qui s’est passé en France n’est pas différent de ce qui s’est passé au Mali et cela doit être condamné vigoureusement. D’ailleurs le FPI a condamné ces attaques. Parce ce que d’innocentes personnes et des peuples faibles qui ont été la cible ont encore payé de leur vie. Le terrorisme n’est pas la réponse à donner à la mauvaise politique de la France et de l’Occident à travers le monde. Il faut que la France, qu’elle soit de droite ou de gauche, respecte les peuples faibles parce que à vouloir trop diriger et trop commander ces peuples faibles comme s’ils ne savaient pas ce qui est bon pour eux, cela crée beaucoup d’injustice et des frustrations. Chaque peuple doit disposer de lui-même.
Interview réalisée par Serge A. Badet
Source: Le Quotidien d’Abidjan

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