10222017Headline:

Cocody:Des syndicalistes et”gnambros”se découpent à nouveau à la machette-Plusieurs blessés dans les deux camps

frci syndicat

Après les artères principales de Cocody-centre, notamment le carrefour ”La Vie” et ”Mobil”, les syndicalistes et ”gnambros” (jeunes chargeurs et vendeurs de billets) déportent leurs différends dans la périphérie de la commune.

Ce lundi, c’est le carrefour Faya sur la route Cocody-Bingerville qui a été le théâtre des affrontements. Des éléments se réclamant de Ouattara Bamory, plus connu sous le pseudonyme de général ”Fa”, et d’autres syndicalistes qui appuient la police municipale dans le cadre de la surveillance de l’arrêté du maire N’goan Aka, portant suspension des encaissements syndicaux sur la voie publique, se sont bagarrés à ce carrefour. Les heurts, qui ont éclaté entre partisans et opposants à l’arrêté municipal, ont fait plusieurs blessés avant l’arrivée sur le terrain des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo).

Si l’on en croit des syndicalistes déployés sur les différentes lignes pour appuyer les agents municipaux et veiller au respect de l’interdiction des encaissements syndicaux, ils ont été attaqués par des loubars armés de machettes, agissant pour le compte du général ”Fa”. Ce dernier entendait ainsi s’imposer par la force et contraindre les chauffeurs à lui verser des taxes jusque-là suspendues. «Ils nous ont demandé de quitter le terrain pour les laisser travailler. Nous ne nous sommes pas pliés. C’est de là que sont partis les affrontements. Il y a plusieurs blessés dans les deux camps suite à cette agression à l’arme blanche», a expliqué notre interlocuteur.

Joint au téléphone, un proche de ”Fa” a confié que les jeunes déployés sur la ligne de Cocody-Faya ont empêché ses éléments de ”travailler”. «C’est cette opposition injustifiée d’éléments non habilités à le faire, qui de surcroît ne sont pas des agents de la mairie et prétextent de la surveillance de l’arrêté du maire pour eux-mêmes travailler, qui est à l’origine des affrontements», a indiqué ce témoin ayant requis l’anonymat pour n’avoir pas eu le quitus de son ”patron” pour «parler à la presse».

TRAORE Tié

L’INTER

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